Le prédateur sexuel Robert Perron peut utiliser Marketplace et rencontrer des mineurs

Robert Perron, ce prédateur sexuel qui a fait les manchettes, notamment pour avoir tenté de changer de nom pour Lévesque, pourra maintenant utiliser Facebook et MarketPlace et se trouver en présence de mineurs aux fins d’un travail. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté, mercredi, au Palais de justice d’Alma, de modifier les restrictions prescrites dans l’ordonnance de l’homme, qui a purgé une peine de 54 mois de prison pour leurre informatique et agressions sexuelles sur quatre adolescentes d’Alma et de Québec.

Depuis sa sortie de prison, il lui était notamment interdit d’utiliser un réseau social ou de se trouver en présence de mineurs, et ce, jusqu’à l’automne 2021. Perron a demandé de modifier ses restrictions en raison d’un nouveau travail qu’il a décroché comme gestionnaire immobilier à Québec.

Responsable de la location de logements, il doit utiliser Marketplace et parfois se trouver en présence de mineurs cherchant un appartement.

Perron a brisé une de ses conditions en 2018, en étant gérant d’un restaurant de Portneuf, où cinq employés âgés de 14 à 16 ans étaient sous sa gouverne. Un bris qui lui a donné cinq mois de détention et une couverture médiatique importante.

« Que Robert Perron ait brisé cette ordonnance une fois n’est pas un motif pour lui refuser les modifications demandées. Il a plaidé coupable et purgé sa peine. Il n’a pas à être pénalisé deux fois », a exprimé le juge de la Cour du Québec.

« Robert Perron a fait la preuve que les modifications demandées sont bien fondées et se limitent strictement au cadre de son travail, respectent l’intention du législateur et des tribunaux et protègent la société », a lu le magistrat.

Malgré cet assouplissement, Perron ne peut toutefois pas occuper un emploi qui le placerait en relation de confiance ou d’autorité vis-à-vis de personnes âgées de moins de 16 ans.