Les citoyens de la Nouvelle-Écosse connaissaient un réveil brutal, lundi, alors que commencent lentement à émerger les noms des victimes du massacre de la fin de semaine, notamment une infirmière, une enseignante et une policière de la GRC.
Les citoyens de la Nouvelle-Écosse connaissaient un réveil brutal, lundi, alors que commencent lentement à émerger les noms des victimes du massacre de la fin de semaine, notamment une infirmière, une enseignante et une policière de la GRC.

Le portrait des victimes du massacre en Nouvelle-Écosse commence à émerger

HALIFAX - Les citoyens de la Nouvelle-Écosse connaissent un réveil brutal, lundi, alors que commencent lentement à émerger les noms des victimes du massacre de la fin de semaine, notamment une infirmière, une enseignante et une policière de la GRC.

Le président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse a exprimé sa tristesse d’avoir perdu «l’une des nôtres», après la publication de l’avis de décès de Lisa McCully, enseignante à l’école élémentaire de Debert.

Paul Wozney a indiqué que Mme McCully était connue comme une enseignante passionnée, qui aimait la vie, et qui a été «victime de la violence insensée» qui a commencé samedi soir à Portapique.

Le syndicat a eu aussi un bon mot pour la policière Heidi Stevenson, une «vétéran de 23 ans» dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC), et «qui a donné sa vie en répondant à un appel».

M. Wozney a noté que l’agente Heidi Stevenson, mère de deux enfants, était l’épouse de Dean Stevenson, qui enseigne à l’école secondaire Cole Harbour.

La policière de la GRC Heidi Stevenson

Une infirmière

Darcy Dobson a écrit sur Facebook que sa mère, Heather O’Brien, une infirmière de Truro, en Nouvelle-Écosse, était du nombre des victimes.

«La douleur va et vient par vagues. J’ai l’impression d’être en dehors de mon propre corps. Cela ne peut pas être réel», a écrit Mme Dobson.

«À 9 h 59, elle a envoyé son dernier texto à notre groupe de discussion familial. À 10 h 15, elle était partie. Elle a roulé en voiture dans la même rue de la même ville qu’elle traverse chaque jour», a-t-elle écrit.

«Elle était gentille. Elle était belle. Elle ne méritait rien de tout cela. Pour chaque personne souffrant de cette tragédie insensée, n’hésitez pas à tendre la main car nous sommes tous connectés à jamais dans cet horrible gâchis.»

Mme Dobson souhaite maintenant que sa mère ne soit pas définie par cette tragédie, mais par «la façon dont ses yeux brillaient lorsqu’elle parlait à ses petits-enfants, la façon dont elle adorait Noël (...) combien elle aimait être infirmière».