L’agent Maxime Gobeil a été acquitté des accusations de conduite dangereuse causant la mort de trois personnes, à Dolbeau-Mistassini, en juillet 2015. ­

Le policier Gobeil acquitté

Le patrouilleur de la Sûreté du Québec Maxime Gobeil a été reconnu non coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort de trois personnes, en juillet 2015, à Dolbeau-Mistassini.

Quelques histoires impliquant des policiers du Service de police de Saguenay (SPS) ou de la Sûreté du Québec (SQ) ont retenu l’attention en 2018.

Le 19 décembre, le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a rendu son verdict dans l’affaire Gobeil. Le magistrat a estimé que la conduite du policer Gobeil ne constituait pas un écart marqué avec un autre agent qui aurait été placé dans la même situation.

Maxime Gobeil a embouti le véhicule de Georges Martel, qui était accompagné de Louiselle Laroche et de Cécile Lalancette, alors qu’il se dirigeait sur un appel d’urgence de priorité 1 à Sainte-Jeanne-d’Arc. Une dame était victime de violence conjugale et avait dû se réfugier dans sa chambre en compagnie de son bambin de deux mois, craignant son conjoint.

Au terme d’un procès de sept jours, le juge Simard a prononcé un verdict d’acquittement sur les trois chefs d’accusation.

Il semble que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’aurait pas l’intention de faire appel de la décision.

Mais avant d’envisager un retour au boulot, le policier Gobeil devra passer par le comité de discipline, qui analysera si une sanction doit être imposée.

Dany Harvey a signé une entente hors cour dans le cadre de sa poursuite contre Québec et Saguenay. Les détails demeurent confidentiels.

Hors cour

Par ailleurs, l’agent Dany Harvey, du SPS, avait intenté une poursuite de 350 000 $ auprès du Procureur général du Québec et de Saguenay, mais le procès civil n’aura jamais eu lieu.

Les parties en sont venues à une entente hors cour, dont il est interdit de dévoiler le contenu.

Il semble que le policier aurait reçu l’équivalent de 130 000 $ en argent et en congé à titre de dédommagement à la suite d’un procès où il était accusé de voies de fait simples. Il avait été acquitté.

Suspension

Par contre, le policier Philippe Lajoie a écopé d’une suspension sans solde de trois mois après avoir été reconnu coupable, au criminel, de voies de fait sur un individu en état d’ébriété.

L’agent Lajoie avait utilisé une force plus que nécessaire pour maîtriser un homme en boisson sur le stationnement de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Au criminel, il a obtenu une absolution inconditionnelle et a versé un don de 500 $. Il a aussi été en mesure de conserver son emploi à la police de Saguenay.

Pas d’accusations

Dans un autre ordre d’idées, les policiers de la SQ n’ont pas été accusés en lien avec la mort de Dave Tremblay, en mars 2016, à Dolbeau-Mistassini. L’individu avait fui les agents, qui tentaient de l’arrêter par rapport à une infraction criminelle, et il avait même sorti une arme à feu et tiré en direction des patrouilleurs. Ceux-ci avaient répliqué, mais Tremblay était parvenu à leur échapper.

C’est au moment où il a tenté d’entrer dans une résidence privée, armé d’une carabine, qu’un agent est parvenu à l’immobiliser en lui tirant une balle dans la tête.

Même conclusion dans le dossier de Simon Simard, de Jonquière, qui avait menacé de faire exploser une bonbonne de propane alors qu’il était sur le balcon d’une maison à Jonquière. L’individu avait tenu les policiers en haleine durant de nombreuses heures. Devant le danger, les agents ont dû se résoudre à l’abattre.