Le père d’un joueur de hockey pee-wee AA de La Baie a menacé d’arracher la tête des dirigeants des Orioles de Jonquière après que son fils ait été victime d’un double échec.

Le père d'un jeune hockeyeur de La Baie menace d’arracher des têtes à l’aréna

Un père de famille de La Baie a utilisé la mauvaise façon pour défendre son fils de 12 ans en menaçant les entraîneurs et les dirigeants des Orioles de Jonquière de leur arracher la tête.

L’individu, dont nous taisons l’identité afin de ne pas identifier l’enfant, a plaidé coupable, jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi. Il s’en est fallu de peu pour que le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, l’amène à tenir le procès.

Le client de Me Charles Cantin a reconnu sa culpabilité, mais au moment de reconnaître les faits, il a précisé que si c’était à refaire, il recommencerait, car il est important pour lui de prendre soin de son fils.

Calmé, l’homme est revenu en salle d’audience en après-midi. Il a précisé au magistrat qu’il avait vécu une situation particulière cette journée de novembre 2017.

« Mon fils a subi un double échec. Il a été blessé. Je me suis rendu du côté de l’équipe adverse et j’ai d’abord dit aux parents et entraîneurs qu’ils auraient avantage à leur montrer à jouer au hockey plutôt que de les laisser faire comme des salauds », a lancé le père du jeune hockeyeur.

« Je leur ai ensuite dit que j’étais pour leur arracher la tête. J’ai mal réagi. Je reconnais être impulsif, mais je ne crois pas être un homme violent », a-t-il ajouté.

Le juge s’interrogeait à savoir si les parents devaient le craindre s’il se présentait à l’aréna. L’accusé avait auparavant plaidé coupable à quatre dossiers de voies de fait, dont une fois contre des policiers et une autre fois où il a causé des lésions à sa victime.

« Je vous ai vu faire aussi lorsque les policiers au dossier et un témoin sont sortis de la salle d’audience. Vous avez esquissé un sourire comme si vous leur en vouliez », a remarqué le juge.

L’individu dit ne pas en vouloir aux parents des Orioles de Jonquière, même si le frère du joueur qui avait donné un double échec au dos de son fils, en 2017, a récemment frappé son garçon avec son hockey, lui fracturant le bras.

« Je n’ai pas réagi. Je n’ai rien dit. Je ne leur en veux pas », a poursuivi l’individu.

Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a mentionné que personne n’allait lui reprocher de protéger son garçon. « Mais lorsque vous perdez le contrôle, vous ne vous aidez pas et vous nuisez à votre fils. Vous pourriez être expulsé du circuit et votre enfant aussi », a conclu Me Vallée.

Le juge a accepté la suggestion commune de Me Vallée et de Me Cantin d’imposer 60 heures de travaux communautaires. Un sursis de sentence de 24 mois a été prononcé et l’homme se doit de garder la paix durant cette période.