Alain Gagné prend le chemin du pénitencier pour une période de 42 mois pour des attouchements sexuels sur une mineure.

Le pénitencier pour un pédophile

Pour avoir commis des agressions et des attouchements sexuels à plus de 140 occasions sur une jeune fille, le pédophile Alain Gagné prend le chemin du pénitencier pour une période de 42 mois.

L’homme d’une soixantaine d’années, de Shipshaw, avait pris soin d’amener son sac de vêtements, car il avait été avisé que Me Jean-Sébastien Lebel (Couronne) et Me Charles Cantin (défense) soumettraient une suggestion commune au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec.

Entre le 1er janvier 1988 et le 1er janvier 1995, Gagné a profité du fait qu’il voyait sa victime à plusieurs occasions dans une année pour lui faire des attouchements à caractère sexuel.

Un rapport présentenciel conclut que le risque de récidive est toujours possible.

« Les conclusions du rapport présentenciel sont assez inquiétantes, car on dit qu’il est difficile d’éliminer le risque de récidive. Je vous suggère, durant votre passage au pénitencier, de mettre à profit les thérapies offertes et les suivis suggérés afin d’éviter qu’on vous revoie ici pour toutes autres sortes de crimes, et surtout pour des crimes aussi odieux », a lancé le juge Guimond.

Sur ce point, Me Charles Cantin a tenu à rassurer le tribunal en précisant que son client poursuivra les suivis thérapeutiques qu’il a déjà entrepris. Durant sa période d’incarcération, Gagné ne pourra entrer en contact avec la victime et devra se soumettre, à sa sortie, à des règles sévères, comme s’inscrire au registre des délinquants sexuels pour le restant de ses jours et éviter de se trouver à proximité de jeunes de moins de 16 ans pour une période de 10 ans.

Il faut savoir que Gagné avait été condamné à 18 mois de détention en 1998 pour des crimes similaires sur une jeune adolescente.