Le médecin à la retraite Laval Claveau subira son procès pour des agressions sexuelles sur des patientes.

Le médecin à la retraite Laval Claveau est cité à procès

Le médecin à la retraite Laval Claveau est cité à procès sur cinq chefs d'agressions sexuelles sur quatre de ses anciennes patientes. Il a notamment touché et embrassé les seins de ses victimes.
L'individu a subi son enquête préliminaire afin de bien évaluer la pertinence et l'importance de la preuve retenue contre lui en lien avec des accusations d'agressions sexuelles envers d'anciennes patientes.
L'enquête préliminaire a été frappée d'une ordonnance de non-publication afin de ne révéler aucune information de quelque nature que ce soit durant cette procédure judiciaire. L'enquête préliminaire devait durer deux journées, mais les victimes ont pu être entendues durant la première journée.
Au terme des interrogatoires, Me Ariane Bergeron-Saint-Onge, procureure de l'accusé, a annoncé au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, qu'elle consentait à ce que son client soit cité à procès sur tous les chefs d'accusation.
Les parties ont convenu de se revoir le 7 juillet afin de fixer une date de procès. Me Nicole Ouellet, de la Couronne, a offert des dates en novembre, mais la défense ne pouvait être disponible.
Toucher les seins
L'homme de 66 ans fait face à cinq chefs d'accusation relativement à quatre victimes. Les événements dénoncés auraient eu lieu entre 2009 et 2012 sur une première patiente, de 2012 à 2015 sur la seconde, alors que les deux dernières victimes disent avoir été agressées en 2009 et en 2014.
Les faits reprochés à l'ancien médecin de famille seraient d'avoir embrassé notamment les seins de ses patientes dans le cadre de consultations.
Lors de l'enquête préliminaire, les témoins ont raconté ce qui a pu se passer dans le bureau du docteur à Rivière-du-Moulin.
Si aucune information n'a pu être dévoilée lors de l'enquête préliminaire, il faut aussi se souvenir que les membres du conseil de discipline du Collège des médecins du Québec avaient levé l'ordonnance de non-publication et de non-diffusion de la preuve présentée devant l'organisme professionnel.
Ils estiment que la publicité des débats demeure la règle générale et que c'est le secret qui est l'exception.
Le huis clos a aussi été rejeté.
Le docteur Claveau souhaitait éviter la publication de la preuve étant donné que ses dossiers criminels n'étaient toujours pas réglés.