Le reconstitutionniste Pierre Girard a eu droit à de bons mots.

Le juge Huot a de bons mots pour le reconstitutionniste Pierre Girard

Malmené par Me Jean-Marc Fradette lors de l'enquête préliminaire et au procès, le reconstitutionniste de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Pierre Girard, a vu le juge François Huot, le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget, et les familles des victimes rétablir ses lettres de noblesse.
« Malgré un long et rigoureux contre-interrogatoire, l'expert Girard n'a jamais été confondu. Il ne s'est jamais dérobé. La reconstitution de la scène de collision est particulièrement probante. La preuve photographique démontre que les deux véhicules s'imbriquent parfaitement l'un dans l'autre, et ce, dans l'angle identifié par le témoin expert. La tôle ne peut mentir », écrit le magistrat.
« Il reconnaît ne pas avoir évalué le point de perception possible propre au lieu d'accident, mais ajoute qu'une telle démarche aurait été parfaitement inutile. La défense n'ayant fait entendre aucun expert ou autre témoin susceptible de remettre en question les conclusions de l'enquêteur Girard, ces dernières demeurent inattaquables. Il n'appartient ni au Tribunal ni aux avocats de s'improviser experts en reconstitution », a poursuivi le juge, qui a noté quelques omissions dans le témoignage de l'expert.
Me Michaël Bourget a remis les pendules à l'heure sur le travail de Pierre Girard. 
« J'aimerais que les médias apprécient la décision du juge en l'espèce. Les propos qui ont été tenus par une personne sur la qualité du travail de M. Girard ne sont nullement retenus par le Tribunal. Au contraire, le travail de M. Girard a été salué dans la décision d'aujourd'hui. Le juge a été clair. La responsabilité de l'accusé est entière et il n'y a pas eu de bâclage du travail de M. Girard », mentionne Me Bourget.
Du côté des familles des victimes, Arianne Tremblay-Viger, la soeur de Vanessa, retient que le Tribunal a fait confiance au travail des experts.
« Nous avions une bonne équipe derrière nous. Le juge a retenu les faits et non les menteries de l'accusé », a-t-elle indiqué.
Pas d'accord
Pour sa part, Me Jean-Marc Fradette n'analyse pas les choses tout à fait du même oeil.
« Il a tout de même mentionné quelques-unes des tares de son rapport. Mais à partir du moment où le juge ne croyait pas la version de l'accusé, il restait la thèse de M. Girard, quelques tares que ce soit puissent apparaître de ses rapports. Je ne suis donc pas surpris, mais ça ne veut pas dire que le juge a pensé que son travail a été parfait, loin de là », a conclu Me Fradette.