Cégep de Jonquière

Le jeune américain coupable d’agression

Un adolescent américain a plaidé coupable à une accusation sommaire d’agression sexuelle, jeudi, au tribunal de la jeunesse du Palais de justice de Chicoutimi. Il est condamné à faire un don de 1000 $ à un organisme. Il a aussi passé sept jours dans un centre jeunesse.

Le jeune homme, qui habite en Californie et qui était accompagné de son père, devait subir son procès, mais a plutôt choisi de plaider coupable. La victime devait assister aux procédures judiciaires par le biais de la visioconférence, mais a finalement décliné.

Cette affaire d’agression sexuelle remonte au 20 juillet dernier. L’accusé et la victime, une jeune fille de 17 ans de l’Ouest canadien, participaient à un programme d’immersion française au Cégep de Jonquière.

Lors de la dernière soirée de la formation, une petite fête a été organisée et les deux individus ont consommé de l’alcool.

Durant la soirée, ils sont sortis et se sont dirigés au bout du terrain de football du collège. À cet endroit, le jeune homme, maintenant âgé de 18 ans, a tenté d’embrasser la jeune fille, mais celle-ci n’a pas voulu.

Il a tout de même poursuivi et a mis ses mains sous le gilet de la victime afin de lui prendre la poitrine. Par la suite, la fille a perdu conscience.

L’Américain, qui possède aussi la citoyenneté mexicaine, a avoué à un ami, qui a enregistré la conversation, avoir doigté la jeune fille. Il a aussi ajouté qu’elle lui avait dit non.

« Je confirme le résumé de la Couronne sur ce qui s’est passé cette soirée-là », a admis le jeune homme au juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec.

Le tribunal a pris la peine de préciser qu’une ordonnance de non-publication était en vigueur concernant l’identité de la victime et que les médias ne pouvaient identifier l’accusé, étant donné qu’il était mineur au moment des événements.

Avant de plaider coupable, le Californien a voulu s’assurer que l’enregistrement de l’un de ses collègues de classe sur ses aveux ne puisse être publié. Il a été confirmé que tout avait été détruit.

Notion de Consentement

La notion de consentement a été longuement discutée entre les partis. L’accusé n’avait pas tout à fait la même opinion sur le non-consentement de sa victime et cela n’était pas aussi clair qu’on voulait bien le prétendre, selon lui. Après discussions et explications, il a convenu qu’il avait commis une agression.

La victime et ses parents ont fait parvenir une déclaration au tribunal où ils expliquent les conséquences de l’agression.

Ils ont aussi précisé qu’ils n’étaient pas en accord avec le don de 1000 $, estimant que ce n’était pas une somme suffisante.

Me Marie-Audrey Chassé, de la Couronne, leur a expliqué que la loi interdit une amende ou un don plus élevé que 1000 $, et ce, peu importe les revenus de la famille de l’accusé. Elle a ajouté que l’accusé avait fait une semaine de détention.