Le juge Jean Hudon a indiqué que le fils avait faire preuve de plus de jugement que l’accusé.

Le fils dénonce son père

Un homme de 48 ans a perdu son permis de conduire et la permission de conduire pour une durée d’une année après avoir été dénoncé par son propre fils.

Le 15 décembre 2017, l’individu de Saguenay vit une journée difficile. Il vient de se séparer et voit ses enfants quitter le nid familial.

Sur l’heure du souper, il se rend au logement de ses enfants et ils partagent un repas ensemble. Vers la fin de la soirée, le père de famille veut prendre son véhicule pour retourner chez lui, mais il se trouve en état d’ébriété avancé.

Le fils veut l’empêcher de prendre le volant, mais le paternel s’obstine et quitte tout de même les lieux.

Le fils ne fait ni une ni deux et communique avec les services policiers. Il dénonce son père.

Rapidement, les patrouilleurs de la Sécurité publique de Saguenay se retrouvent sur les lieux et s’aperçoivent que le conducteur tente désespérément de partir avec son véhicule. Il finit par s’enliser dans un banc de neige et laisse le véhicule sur place.

Au poste de police, le client de Me Jean-Claude Ouellet a soufflé des taux de .197 et de .191, plus de deux fois la limite permise par la loi qui est de .08.

« Vous pourrez dire à votre garçon qu’il a du jugement et qu’il en a plus que vous. Il y a de plus en plus de citoyens qui dénoncent ces situations, mais je crois que c’est la deuxième fois que j’apprends qu’un enfant a dénoncé son père ou sa mère. Et c’est tant mieux », a laissé voir le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

« De plus, vous savez que vous n’êtes pas le seul homme séparé et le seul à ne pas avoir la garde de ses enfants. Mais ce ne sont pas tous ces gens qui prennent un coup et qui prennent le volant ensuite. Vous avez le droit de boire, mais pas de boire et conduire », a ajouté le magistrat.

Le criminaliste Ouellet a bien précisé au tribunal que son client vivait une période difficile, en décembre dernier.

En plus, le soir des événements, l’individu s’était chicané avec son fils et avait consommé passablement d’alcool.

« Il regrette ce qu’il a fait. À la suite des événements, mon client a repris contact avec ses enfants et a dit à son garçon qu’il avait bien fait ce soir-là de communiquer avec les policiers », a admis Me Ouellet.

L’homme a déposé son permis de conduire et s’est engagé à défrayer l’amende imposée de 1250 $ et les frais administratifs reliés au dossier.