Une alerte au colis suspect a été sonnée à 14h07 lundi au Centre fiscal de Jonquière, provoquant l’évacuation de tous les employés.

Le Centre fiscal de Jonquière évacué

Une alerte au colis suspect a provoqué l’évacuation complète du Centre fiscal de Jonquière, lundi après-midi. Bien qu’il ne contenait finalement pas d’explosifs, une enquête est toujours en cours pour déterminer sa provenance et pourquoi le lieu a été ciblé.

C’est ce qu’a indiqué l’officier des affaires publiques de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Bruno Cormier, en fin de soirée. Vers 17 h 45, deux techniciens en explosifs de la Sûreté du Québec (SQ) étaient en route vers la région. Le service de police municipal a reçu l’appel à 14 h 07. Un employé du centre de tri du courrier venait tout juste d’ouvrir une boîte dont le contenu n’a pu être dévoilé aux médias. Ce qui se trouvait à l’intérieur a toutefois été jugé suffisamment alarmant pour que les services d’urgence soient interpellés. 

Lorsque l’équipe du Quotidien est arrivée sur les lieux vers 15 h 15, des camions de pompiers étaient garés dans le stationnement. Quelques enquêteurs de la SPS et de la SQ se trouvaient à l’extérieur, devant le portail de la bâtisse du boulevard René-Lévesque où se trouvent des bureaux de l’Agence du revenu du Canada. Ils se sont ensuite rendus à l’intérieur pour joindre des collègues, de même que des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) déjà à l’œuvre sur le plancher. Un employé du centre de tri était avec eux pour dresser la chronologie des événements.

L’officier des affaires publiques de la SPS, Bruno Cormier, a expliqué que le contenu d’une boîte livrée au Centre fiscal a été jugé suffisamment suspect pour que la direction appelle la centrale 911. Le policier n’a pu donner de détails sur le contenu du paquet.

L’agent Bruno Cormier n’a pu fournir de détails spécifiques concernant le paquet reçu. Il a expliqué qu’il s’agissait bien d’une boîte de carton et que celle-ci a été livrée au Centre fiscal. Les policiers de la SPS ont communiqué avec des spécialistes en colis suspects de la Sûreté du Québec pour leur demander conseil. 

« Immédiatement, on a dépêché des policiers sur les lieux. La décision d’évacuer a été prise par le centre. On sait que c’est un colis suspect qui a été en partie ouvert. Dès qu’ils ont ouvert le paquet, ils se sont posé des questions. Par la suite ils se sont consultés et l’appel a été fait à notre centre 911 », a résumé le porte-parole du service de police. 

L’enquête permettra de déterminer, entre autres, la provenance du paquet. 

« On attend de voir de quelle façon on va travailler le dossier. Ce sera évalué par les enquêteurs. Cette boîte provient d’un endroit. On est en train d’enquêter et de regarder d’où part cette boîte-là. Est-ce qu’il y a des liens à faire avec des organisations ou tout simplement, c’est une erreur d’adresse qui s’est produite ? On enquête à savoir qui a livré la boîte. À partir de l’adresse de l’expédition, on verra quels liens il y a à faire », a poursuivi l’agent Cormier. 

La présence d’agents de la GRC sur les lieux s’explique par la tenue du Sommet du G7 dans Charlevoix.

« À cause des circonstances du G7, on a des équipes mixées GRC, SQ, SPS. Tous ces gens-là se sont déplacés pour voir ce qui se passait exactement et sont en train d’analyser l’ensemble du dossier », a fait valoir l’officier des affaires publiques, au moment où il s’est entretenu avec la presse en fin d’après-midi.

Le geste pourrait-il avoir un lien avec le G7 ? 

« Pour l’instant, on est toujours à l’étude. On va faire l’enquête. On va voir s’il y a un lien à faire. Présentement, on n’a pas ces détails-là », a conclu Bruno Cormier.

Le directeur du centre, Pierre Boutin, n’a pas voulu s’adresser aux journalistes et a préféré les référer à un porte-parole national de l’Agence du revenu du Canada. Celui-ci n’a pas rendu l’appel du Quotidien en fin de journée.