Benoît Saint-Pierre avait été épinglé par les policiers de Saguenay le 10 décembre. Il est maintenant suspecté de 10 introductions par effraction, commises à l’automne.

Le cambrioleur de Chicoutimi suspecté de 10 autres vols

Le ministère public devrait déposer quatre nouvelles accusations contre Benoît Saint-Pierre, ce voleur en série épinglé en décembre pour plusieurs introductions par effraction commises dans des résidences de Chicoutimi. L’homme de 46 ans, toujours détenu, serait ainsi lié à 10 vols perpétrés dans des maisons privées à l’automne.

Arrêté initialement sous un seul chef d’accusation d’introduction par effraction commise sur la rue des Roitelets de Chicoutimi, Benoît Saint-Pierre avait recomparu le 16 décembre dernier pour cinq autres introductions, cette fois planifiées dans des résidences de Chicoutimi-Nord.

L’individu au lourd passé de cambrioleur était de retour devant les tribunaux mardi matin, jour où il devait tenter de recouvrer sa liberté. Mais son avocat, Me Charles Cantin, a appris que son client était également lié à quatre autres dossiers par les enquêteurs, ce qui l’a forcé à remettre la cause à la semaine prochaine. La Couronne devrait ainsi déposer quatre nouveaux chefs d’accusation d’ici mardi prochain, alors que Saint-Pierre reviendra en cour pour subir son enquête sur remise en liberté.

L’individu de Chicoutimi a l’habitude du milieu judiciaire et de la détention.

En 2006, il avait écopé d’une peine de 11 ans de pénitencier pour une série de vols commis à Chicoutimi, dont certains à la pointe d’un couteau ou armé de pinces. Il avait notamment commis un vol qualifié à la boutique de jouets Lydie de Chicoutimi-Nord, déguisé et avec des pinces à la main. Il était également entré par effraction dans une résidence où se trouvait une dame. Il lui avait dit de se cacher pendant qu’il commettait ses vols.

Cette série de crimes avait été perpétrée alors qu’il était en libération conditionnelle pour une première peine de huit ans de pénitencier, dont il avait écopé en 2000. Il avait pu sortir avant le terme de sa sentence.

Il avait écopé de cette première peine de pénitencier après avoir été reconnu coupable de plusieurs introductions par effraction et de vols qualifiés commis avec un couteau dans des dépanneurs.

Benoît Saint-Pierre a reçu sa première peine en 1991, toujours pour vol, alors qu’il avait 18 ans.