Kevin Tremblay à la descente du fourgon cellulaire.

Le barricadé Kevin Tremblay voulait mourir

Le soir du 22 juillet, le barricadé de la rue Hemingway, Kevin Tremblay, voulait mourir, voulait tomber sous les balles des policiers. Il était prêt à tirer sur les agents de police. N'ayant pas réussi, il a dit avoir l'intention de se reprendre.
L'enquête de remise en liberté de l'homme de 33 ans a permis d'en apprendre beaucoup sur ses motivations.
Me Sabrina Tremblay, du ministère public, s'objecte à sa remise en liberté, alors que Me Charles Cantin, en défense, suggère une thérapie pour son client.
Jeudi matin, devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, Me Tremblay a résumé les grandes lignes du rapport policier et des témoignages de personnes proches de l'accusé.
En relisant le rapport policier au juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, elle a fait ressortir le mal de vivre de l'accusé.
L'individu de 34 ans a tenu les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) et du Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec (GTI-SQ) en haleine durant 16 heures du 22 au 23 juillet.
Dans le rapport, les policiers rapportent que l'homme est sorti à plusieurs reprises de la maison avec une arme à feu.
« Il est difficile de dire s'il pointait l'arme dans notre direction, mais nous étions devant lui. Il a souvent pointé son arme vers le ciel. Il a même placé le canon de son fusil dans sa bouche. Il voulait mourir et il n'hésiterait pas à tirer si les policiers s'approchaient », a résumé la procureure de la couronne.
On y raconte que le désespéré voulait se servir des armes et tirer en direction des policiers, qu'il voulait mourir par balle.