Le 21 Price en cinq faits divers

L’immeuble du 21 Price Ouest du centre-ville de Chicoutimi aura marqué la scène des faits divers à Saguenay. Alors que le bâtiment de chambres est disparu sous le pic des démolisseurs, la semaine dernière, Le Quotidien a recensé cinq événements qui ont retenu l’attention des policiers et du public, au cours des dernières années.

Fugitif armé en cavale

Le 1er août 2008, le secteur du 21 Price avait été bouclé par les policiers de Saguenay. Au petit matin, Martin Bolduc, en colère, avait tiré deux projectiles de 9mm dans la cour de la maison de chambres. Des policiers avaient érigé un large périmètre de sécurité autour du bâtiment, puisqu’ils croyaient que l’homme était toujours à l’intérieur. Ce n’est que sur le coup de 10 h 30 que des policiers avaient pénétré à l’intérieur de la maison de chambres pour découvrir que le tireur avait réussi à s’évaporer dans la nature bien avant que l’opération policière ne débute. 

Le tireur avait finalement été retracé le lendemain par les policiers. 

Le 1er août 2008, le secteur avait été bouclé après qu’un homme ait tiré des coups de feu.

100 projectiles tirés

Le 26 février 2015, une centaine de coups provenant d’une arme à air comprimé sont tirés entre les murs du 21 Price. C’est un individu qui s’y était présenté, afin d’offrir du travail à des locataires. Mais deux chambreurs, qui connaissaient bien l’homme, n’avaient pas aimé cette intrusion. L’un d’entre eux n’avait pas lésiné avec les moyens pour faire fuir l’individu, en sortant une arme à air comprimé et en tirant une centaine de coups. Certains projectiles avaient atteint la victime, qui avait également reçu un coup de crosse sur le front en guise de souvenir. Deux individus avaient été arrêtés à la suite de cette affaire. 

Deux agressions à l’arme blanche en une journée

Le 6 juillet 2010 en après-midi, une chicane a perturbé les activités au 21 Price. Une bagarre avait en effet éclaté entre des locataires et le chambreur Carl Imbeault avait sorti un couteau pour en poignarder un autre. Le motif de la chicane était une question d’argent. La victime avait été transportée à l’hôpital pour y recevoir des soins, notamment des points de suture, mais sa vie n’avait pas été menacée.

Le même jour, en soirée cette fois-ci, une seconde agression au couteau avait été commise. Une locataire, Lyne Tremblay, avait consommé de la bière avec un individu dans sa chambre. L’homme avait quitté l’endroit et était revenu un peu plus tard. Lorsque la femme lui avait ouvert la porte, elle l’avait frappé à l’épaule avec un couteau. Bien qu’il n’avait été blessé que légèrement, Lyne Tremblay avait été accusée de voie de fait. 

Incendie dans la chambre #12

Le 13 janvier 2013, deux jeunes hommes, Olivier Tremblay et Jean-Christophe Fortin, allument un incendie dans la chambre # 12 de l’immeuble. Les deux individus n’avaient pas le droit de se trouver au 21 Price, puisqu’ils avaient été expulsés des lieux auparavant. L’incendie avait forcé l’évacuation puis le transfert des locataires. Quatre personnes avaient été incommodées par la fumée et l’opération de secours avait été ardue, puisque certains chambreurs ne voulaient pas quitter leur logis. 

Le 21 Price aura marqué la scène saguenéenne des faits divers.

Attaque à la machette

Le 3 mars 2015, une femme de 40 ans avait pénétré au 21 Price un peu après minuit. Valérie Duchesne devait attendre dans la voiture d’un ami qui avait une « commission » à faire dans l’immeuble, mais elle avait décidé d’y rentrer également. Elle était tombée sur une chambreuse qu’elle connaissait bien, puisque cette dernière avait poignardé son père quelques années auparavant. Il s’agissait de Lyne Tremblay (voir fait divers précédent). Valérie Duchesne est redescendue parler à son ami, avait pris une machette et était remontée à la chambre de Lyne Tremblay. Duchesne avait voulu lui montrer sa façon de penser et la victime a tenté de lui asséner un coup de poing pour répliquer. Duchesne a alors porté des coups avec la machette, causant des lacérations au cou et à l’avant-bras et une perforation du poumon de la victime. Devant les tribunaux, Duchesne avait plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait graves sur son ex-belle-mère. 

Des visites hebdomadaires

Le 21 Price a été le théâtre de bien d’autres faits divers au cours des dernières années. Attaque au scalpel pour des cigarettes, vol de revues pornographiques, coups de feu tirés dans la vitrine du commerce voisin, autres incendies criminels et accidentels, perquisitions de drogue ; il fut une époque où les policiers de Saguenay y étaient dépêchés de façon hebdomadaire.