Brandon Dallaire

Le « poignardeur » retrouve sa liberté

Le poignardeur de Jonquière, Brandon «Stabber» Dallaire, recouvre sa liberté après avoir plaidé coupable à l'accusation d'avoir harcelé et intimidé sa présumée victime.
La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion de Me Claudine Roy (Couronne) et Me Marie-Ève St-Cyr (défense) de condamner le jeune homme de Roberval au temps fait en détention comme peine, soit l'équivalent de neuf jours (6 X 1,5).
Émoi
Dallaire avait créé un certain émoi sur le réseau social Facebook en ajoutant le surnom «Stabber» à son profil quelques jours après avoir été accusé d'avoir poignardé à trois reprises un homme à la sortie du bar Le Campus, à Jonquière.
Rapidement, «Stabber», ou le «poignardeur», avait été dénoncé et les policiers avaient procédé à son arrestation pour manquement à ses conditions de remise en liberté.
Mercredi matin, l'individu de 20 ans a réglé ce dossier et a pu retourner chez lui. Il a depuis fermé son compte Facebook et n'entend pas en rouvrir un nouveau.
Un geste stupide
«Le geste posé par mon client est stupide. Il reconnaît les faits, mais il croyait que son compte Facebook était privé. Il a voulu retirer le surnom, mais il faut un certain temps pour faire un autre changement auprès de Facebook. Ça peut prendre jusqu'à 60 jours. Sa mère lui a dit de fermer son compte. Il a agi de façon insouciante, mais on comprend ce qu'a pu ressentir la victime, qui croyait qu'il faisait référence à ce qui s'était passé», a indiqué Me St-Cyr.
«Il comprend que ce n'était pas la bonne chose à faire. Il a eu une mise en garde très sévère de la juge. On peut lui faire confiance que ça ne se reproduira plus», d'ajouter Me St-Cyr.
Me Roy a estimé que six journées d'emprisonnement pour le bris de condition de remise en liberté est suffisant.
«Il avait une condition extrêmement importante à respecter. Il a reconnu sa culpabilité d'avoir importuné la victime. Grâce à l'intervention des parents, il a fermé son compte Facebook. Nous considérons donc que le temps fait est suffisant pour ce bris.»
«Il avait été condamné à 90 heures de travaux communautaires et à une période de surveillance. C'est sa mère qui avait pris soin de le surveiller. Encore là, c'est elle qui lui a dit de fermer son compte Facebook lorsqu'elle en a eu connaissance. Elle me semble d'une grande confiance», a soutenu Me Roy.
Respect des conditions
Avant de quitter le box des accusés, Dallaire a mentionné à la juge Rouleau qu'il comprenait maintenant l'importance de respecter les conditions de remise en liberté.
Il retourne au domicile familial et devra avoir une bonne conduite pour la balance des procédures judiciaires. Le principal dossier de voies de fait graves, de voies de fait armées et d'usage négligent d'une arme blanche reviendra à la fin du mois de janvier afin de fixer une date de procès.