Jean-Claude Gaudreault 
Jean-Claude Gaudreault 

L’ancien pasteur accusé d’agressions sexuelles, Jean-Claude Gaudreault, comparaît

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
L’ancien pasteur de l’Église évangélique de Chicoutimi, Jean-Claude Gaudreault, a brièvement comparu par l’entremise de son avocat, mardi, devant le juge de la Cour du Québec Michel Boudreault, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme de 65 ans fait face à cinq chefs d’accusation d’agressions sexuelles et de voies de fait, qu’il aurait commis entre 1987 et 1995. Sa présumée victime était mineure lorsque les gestes ont commencé.

Jean-Claude Gaudreault n’était pas présent, mardi matin, pour sa comparution. L’homme s’est réservé le choix de ses plaidoyers et la cause a été remise au 17 novembre prochain. Il n’a donc ni plaidé coupable ni non coupable et son procureur étudiera la preuve que détient le ministère public. 

Les agressions sexuelles alléguées auraient été commises dès 1987 et se seraient poursuivies jusqu’en 1995. La victime est une mineure. En plus des accusations à caractère sexuel, l’ancien pasteur fait également face à des accusations de voies de fait, commis lors de relations sexuelles forcées. 

C’est la procureure de la Couronne Me Nicole Ouellet qui est chargée du dossier. 

Lorsque les accusations avaient été portées, en juillet dernier, l’Église évangélique de Chicoutimi s’était dissociée de l’affaire en cour. 

Un communiqué avait été publié, dans lequel le conseil expliquait qu’une entente avait été prise avec le présumé agresseur afin qu’il se retire de son poste de pasteur.

L’accusé n’aurait exercé aucune responsabilité pastorale depuis l’entente qui a été prise avec le conseil de l’Église évangélique de Chicoutimi.

Jean-Claude Gaudreault avait fait la manchette en 2017, lorsque des auditions pornographiques avaient eu lieu à La Baie, par la maison de production AD4X. À ce moment, l’accusé s’était réuni avec plusieurs autres chrétiens évangélistes pour «parler d’amour» à ceux qui étaient sur place.

«On n’est pas ici pour parler contre la pornographie. On veut simplement leur parler de l’amour véritable, contrairement à l’amour qu’on peut trouver sous des formes vaines», avait-il expliqué à La Presse.