Christopher Germain, qui a poignardé un homme au Magic Night en février, a échoué une thérapie à deux reprises.

L’agresseur du Magic échoue sa thérapie deux fois plutôt qu’une

L’individu qui a assené un coup de couteau à un homme au Bar le Magic Night le 3 février dernier, Christopher Germain, devra faire face à la musique. Après avoir échoué à respecter les conditions de sa thérapie à deux reprises, il était de retour en Cour, vendredi, pour les plaidoiries sur sentence.

Germain a reconnu sa culpabilité à des accusations de voies de faits graves trois semaines après les faits. Disant ne pas se souvenir d’avoir tranché le cou d’un homme, il avait tout de même plaidé coupable en raison de la preuve qui a été accumulée contre lui. Plusieurs personnes ont été témoins de l’altercation entre celui qui est un habitué de la Maison des sans-abri de Chicoutimi et la victime.

Au moment du plaidoyer, la Cour avait ordonné la confection d’un rapport présentenciel et avait envoyé l’individu originaire de Mashteuiatsh en thérapie afin de lui donner une peine appropriée. Christopher Germain n’a cependant pas respecté les conditions de sa probation, deux fois plutôt qu’une.

Alors qu’il était en thérapie fermé, dans le secteur de Lac-Mégantic, Christopher Germain a refusé de prendre la médication prescrite pour soigner ses troubles psychiatriques. Dans le box des détenus, il s’est justifié en disant qu’il n’aimait pas les effets secondaires.

Quelques jours plus tard, dans un autre centre de détention situé en Beauce, il a eu un comportement agressif envers une personne. « Je me suis disputé et c’était interdit », a concédé l’homme, devant le tribunal.

Vendredi, il a reconnu les faits devant le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, et l’avocat de la défense, Me Luc Tourangeau. Les deux avocats ont ensuite plaidé, devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, pour établir la sentence de Germain.

Il a été convenu pendant ces plaidoiries que Christopher Germain s’est attaqué à une personne qu’il ne connaissait pas. On a craint pour la vie de la victime le jour de l’agression.

Avant de rendre son verdict, le juge Daoust pourrait prendre certains aspects du dossier en considération, notamment la gradation dans les actes de violence de Christopher Germain. Il a été décrit comme un homme avec des problèmes de santé mentale et qui devient agressif lorsqu’il consomme de la drogue. Il serait animé d’un sentiment de toute-puissance quand il est sous l’influence des narcotiques, sentiment qui l’amène à poser des actes d’une grande violence.

À l’inverse, la vie personnelle de Germain et l’historique de la communauté autochtone pourraient aussi avoir une influence dans la décision finale.