L'actualité judiciaire

D'autres accusations pour Éric Gaudreault
Le présumé voleur d'objets religieux sur la rue Sainte-Anne, Éric Gaudreault, n'a pas encore repris sa liberté. De nouvelles accusations ont été déposées contre lui, mercredi, et d'autres devraient s'ajouter vendredi.
L'homme de 37 ans a comparu devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. Son passage a été assez bref, le temps qu'il prenne connaissance des accusations de méfait, de possession de stupéfiants et de bris d'engagement déposées à son endroit.
«De plus, on m'a avisé ce matin (hier) que de nouveaux dossiers me seraient soumis dans les heures à venir. Il est fort possible que d'autres accusations soient déposées vendredi», a expliqué Me Audrey Allard, procureur de la Couronne.
Gaudreault est cet individu soupçonné d'avoir dérobé des objets religieux (bible et chapelet), un portable et une horloge grand-père dans un commerce de la rue Sainte-Anne, dans la nuit de dimanche à lundi.
L'individu, connu des milieux policiers, a été intercepté dans la soirée de lundi. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont été appelés à régler une chicane de voisins dans une maison de chambres de la rue Hôtel-Dieu, à Chicoutimi. C'est là qu'ils ont vu les objets dérobés la veille et ont ainsi pu faire le lien.
En poursuivant leur enquête, les agents auraient été en mesure de relier Gaudreault à d'autres vols. Il doit revenir devant le tribunal vendredi. Au moment de quitter la salle d'audience pour son transport vers la prison de Roberval, Éric Gaudreault a regardé le juge Boudreault et lui a dit: «Je vous aime pareil.»
Stéphane Bégin, sbegin@lequotidien.com
<p>Jean-Marc Campion filait rapidement vers la salle d'audience pour fuir les médias.</p>
Jean-Marc Campion nie tout
Jean-Marc Campion nie catégoriquement avoir commis des attouchements sexuels sur une mineure.
«Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi des allégations comme ça! Je suis non coupable», a affirmé l'homme de 58 ans à la fin de son témoignage devant le juge Pierre Lortie, mercredi après-midi, au Palais de justice de Roberval.
Jean-Marc Campion, originaire de Saint-Félicien, qui vit maintenant dans la région de Montréal depuis plus de 10 ans, aurait commis des attouchements sexuels à quatre reprises sur une même victime.
Cette jeune de moins de 16 ans ne peut être identifiée afin de la protéger.
Invité à donner sa version des faits sur ces présumés gestes, Jean-Marc Campion a juré qu'ils ne sont pas produits. «C'est complètement faux!», a-t-il répété chaque fois que son avocat, Me Denis Otis, lui posait la question.
Selon son témoignage, concernant des attouchements à un sein, il a indiqué que la position dans laquelle il se trouvait et la présence d'autres personnes les rendaient difficiles à commettre. Pour ce qui est d'avoir mis la main dans la petite culotte de la victime, Jean-Marc Campion a mentionné avoir donné une tape sur la hanche de la victime pour qu'elle se tasse du lit parce qu'elle prenait trop de place.
Le dernier témoin de la Couronne à comparaître plus tôt dans la journée a indiqué que la description des événements faits par la victime et sa sincérité l'a convaincu qu'il ne s'agissait pas d'une invention.
Suicide
Jean-Marc Campion a confirmé avoir pensé au suicide quelques jours après sa rencontre avec les policiers, en mars 2015. «J'ai eu un ''black-out'' complet ce matin-là. Je ne me souviens plus comment je me suis rendu à Rawdon. J'avais des idées suicidaires. J'avais atteint les bas-fonds. Ce sont les policiers qui m'ont retracé grâce à mon téléphone cellulaire», a-t-il raconté.
Le procès va se poursuivre aujourd'hui avec le contre-interrogatoire de Jean-Marc Campion par la Couronne.