Alain Harvey

L'accusé se trouve en fin de vie

Le Laterrois Alain Harvey devrait faire de la prison pour avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile. Mais il y a de fortes probabilités qu'il n'y aille jamais, car c'est plutôt la mort qui le guette.
L'homme de 58 ans du rang Saint-Pierre à Laterrière a été arrêté en 2015 par les membres de l'Équipe d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec. 
Les agents avaient saisi du matériel informatique. L'homme, dont les intérêts sont défendus par Me Jean-Marc Fradette, a été accusé de possession de pornographie juvénile et d'avoir rendu accessible de la pornographie juvénile entre mai et juillet 2015.
Par la suite, il a été accusé de possession de ce matériel dans le but de publier des images animées et des photos entre avril et juin 2015.
Harvey s'exposait à des peines minimales de six et douze mois d'emprisonnement.
Cancer
Cependant, l'individu de 58 ans souffre d'un cancer. Me Jean-Marc Fradette a fait valoir au tribunal qu'il ne donnait pas grand-chose de tenir un procès pour cet individu, car le temps commence à lui manquer. 
« Je ne voudrais pas faire perdre de temps au tribunal pour un procès qui pourrait ne pas avoir le temps de se conclure. M. Harvey aimerait bien avoir du temps dans sa vie, mais il n'en a plus. Je sais que le dossier est revenu sur le rôle à de nombreuses reprises (17 et 10 fois), mais mon client se trouve en fin de vie », a expliqué Me Fradette.
« J'ai demandé à son médecin de nous en dire un peu plus sur l'espérance de vie de M. Harvey afin que je puisse en informer le tribunal. Est-ce que l'on parle d'années, de mois ou de semaines ? Il faut savoir que les traitements de chimiothérapie ne fonctionnent pas pour M. Harvey », a exprimé le criminaliste.
Le dossier a été reporté de quelques semaines, le temps que l'avocat de la défense obtienne un peu plus de détails.
Précision
Eli Pearson, cet homme qui avait acheté d'un voleur du filet mignon (il en a donné un morceau à son chien), est âgé de 29 ans et non pas de 39 ans comme il avait été écrit. L'individu, qui se trouve en thérapie à la maison Caroline-Roy afin de venir à bout de sa dépendance aux drogues, a communiqué avec Le Quotidien pour faire part de cette erreur et a demandé poliment à ce que ça soit corrigé. Nos excuses.