L'accusé disait être atteint du sida

Frédéric Chayer, un individu connu du milieu judiciaire, connaîtra le sort que le tribunal lui réserve le 28 juillet pour avoir craché au visage des policiers... tout en leur disant qu'il avait le sida.
L'individu de 35 ans a commis les gestes reprochés le 4 juin dernier, au centre-ville de Chicoutimi. 
Il a été menaçant envers les policiers de Saguenay alors qu'il était en état d'ébriété et qu'il flânait à proximité de certains organismes.
Au moment de son arrestation, Chayer, qui est défendu par Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, a menacé de cracher au visage des agents en leur disant qu'il était atteint du sida.
L'homme a dit aux policiers qu'il avait le droit d'appeler un avocat, même s'il n'était pas en état d'arrestation et que les constables devaient avoir un mandat pour l'arrêter.
Le juge Jean Hudon s'est souvenu d'avoir sentencié l'individu en 2014.
« La dernière fois que vous avez passé devant moi, vous m'aviez dit que vous ne reviendriez pas au tribunal », a lancé le juge de la Cour du Québec.
L'accusé a laissé voir qu'il avait effectivement fait ce commentaire.
« Mais je vais de l'avant. J'ai compris que lorsque je bois, je ne m'aide pas », a répondu Frédéric Chayer.
Après que Me Nicole Ouellet, procureure de la Couronne, eut expliqué les liens relatifs à cette affaire, Chayer a évoqué la panique pour expliquer ses propos. 
« Mais je n'ai pas le sida. J'ai dit ça sous le coup de la colère. Je souffre de claustrophobie et j'ai paniqué au moment où les policiers m'ont mis les menottes », a expliqué Frédéric Chayer.
« Je n'ai même pas de vie sexuelle. En plus, j'ai passé des tests et je n'ai pas la maladie. Je me suis excusé après », a renchéri Frédéric Chayer.
Celui-ci dit avoir entrepris des démarches pour s'améliorer. 
« J'ai arrêté de consommer de l'alcool. J'ai compris que je ne voulais pas être malheureux toute ma vie et toujours me retrouver ici, au palais de justice », d'ajouter l'individu.
Le dossier reviendra le 28 juillet après la réception du rapport présentenciel.
Vol de lunettes
Dans un autre ordre d'idée, le Jonquiérois Robert Bergeron pourrait bien se retrouver en détention pour le vol d'une paire de lunettes de 34,88 $ à la pharmacie Jean Coutu, de Jonquière. Son sort sera connu le 27 juillet à la suite de la confection d'un rapport présentenciel.
Le quinquagénaire a été arrêté par un agent de sécurité, mais il est parvenu à lui fausser compagnie. Bergeron a été rattrapé plus loin, mais les lunettes n'ont jamais été retrouvées.
Me Nicole Ouellet, de la Couronne, a déjà laissé entendre qu'elle réclamerait une peine de détention. 
Certains diront qu'il serait exagéré d'imposer une peine de prison pour un vol si banal.
Mais Bergeron, qui est défendu par Me Charles Cantin, détient un passé judiciaire assez rempli. Son premier dossier remonte à 1979. Il avait alors commis un acte criminel à Montréal.
Il a déjà reçu une sentence de six mois pour des vols à l'étalage. 
En 2014, Bergeron avait demandé une peine de 30 mois afin de retrouver son frère au pénitencier, et ce, même si les procureurs au dossier suggéraient plutôt huit mois de détention.
Dans un lointain passé, Bergeron avait dû effectuer des travaux communautaires pour avoir dérobé une meule de fromage de 50 livres. 
Il a déjà fait du pénitencier pour des vols qualifiés.