Marc Lafrance a entendu les récits de ses deux présumées victimes au cours de la journée.

L'accusé comparé à Shrek

Le Baieriverain Marc Lafrance a été comparé à l'ogre Shrek, des films d'animation du même nom, en raison de son impatience et de sa violence par l'une de ses présumées victimes d'attouchements sexuels.
Le procès de l'homme de 34 ans s'est poursuivi, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi, alors que les deux plaignantes ont témoigné devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.
La première jeune fille a été contre-interrogée par l'avocat de Lafrance, Me Sylvain Morissette, qui cherchait à comprendre ce qui avait pu se passer.
Une présumée victime, qui n'avait que 12 ou 13 ans au moment des événements, se souvient de cinq épisodes d'attouchements sexuels, dont au moins une fois où Lafrance aurait mis sa tête entre ses jambes pour lui faire un cunnilingus et une autre fois où il lui a mis un doigt dans l'anus.
Les événements reprochés se seraient déroulés en 2010.
« Je sais que l'on m'a posé souvent la question du moment où cela s'est produit, de l'endroit et du temps que ça a duré. Mais je ne le sais pas, car je ne l'ai pas chronométré. Pour le moment, je n'ai pas d'idée, mais ce n'était pas en hiver, car il n'y avait pas de neige », a mentionné celle qui est maintenant âgée d'une vingtaine d'années.
« J'ai toujours comparé Marc à Shrek, le personnage animé. Il est comme lui. Pas physiquement, mais pour l'impatience et la violence », a ajouté la présumée victime.
Quant à la deuxième présumée victime, elle a raconté, à Me Michael Bourget, de la Couronne, que Lafrance a profité d'un moment où son amie est sortie de la chambre pour aller chercher un verre d'eau pour la coucher sur le lit et se coller à elle. Il a ensuite mis sa main sous son chandail pour lui flatter le dos.
« Je le sentais respirer fort. Je sentais la chaleur de la respiration. Je ne me sentais pas très bien. Je comprenais ce qui venait de se passer et je savais que ce n'était pas correct et qu'il ne devait pas faire ça », a expliqué la victime, qui n'avait que 12 ans au moment de l'attouchement.
« Immédiatement, j'ai demandé à mon amie d'aller au parc. Je lui ai raconté ce qui venait de se passer. Elle m'a dit qu'elle avait aussi été victime de Marc Lafrance. Ça s'est arrêté là », a-t-elle poursuivi.
En revenant à la maison, elle a parlé de l'événement à son père qui lui a dit que ce n'était pas grave et qu'elle pourrait en parler avec sa mère.
Ce n'est qu'un an plus tard que l'histoire a été mise à jour lorsque la mère de la première plaignante s'est informée auprès de la deuxième s'il s'était passé quelque chose avec Lafrance.
En contre-interrogatoire, la jeune femme âgée de 19 ans maintenant a dû expliquer pourquoi les réponses d'aujourd'hui n'étaient pas les mêmes que lors de l'enquête préliminaire.
« Je ne m'en suis pas souvenue en 2015, mais cela m'est revenu récemment. Mon amie n'est pas entrée dans les détails des attouchements, mais m'a dit qu'il lui avait aussi fait des choses pas correctes. »
La deuxième présumée victime a aussi précisé qu'il y avait eu seulement un événement avec Lafrance et non pas deux comme elle l'avait mentionné en 2015.
Autre affaire
Par ailleurs, Marc Lafrance devrait éventuellement subir un autre procès pour de la possession de pornographie juvénile. 
C'est après une rupture avec une conjointe que celle-ci a découvert des CD de photographies dont certaines représentaient des jeunes filles nues. Il y avait près d'une trentaine d'images.