Vice-président du Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean, Marcel Maltais a coordonné les opérations pour récupérer la surfaceuse qui s'était enfoncé dans les eaux du lac Kénogami, dimanche, dans le secteur de la baie Cascouïa.

La surfaceuse dans la baie Cascouïa récupérée

Après plusieurs heures d'efforts durant la journée de jeudi, le Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean a réussi à récupérer la surfaceuse qui a coulé dans les eaux du lac Kénogami, dans le secteur de la baie Cascouïa, dimanche. Les travaux reprendront vendredi, à compter de 7 h, pour compléter les opérations et transporter le tracteur chez le concessionnaire qui devrait être en mesure de le remettre en état de marche.
Dès 7h jeudi matin, des manoeuvres ont été effectuées pour récupérer le véhicule sur chenilles. Vers 16h, l'équipe du Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean avait presque complètement sorti le tracteur et l'a protégé du froid pour terminer le travail vendredi matin.
«Tout s'est déroulé comme on l'avait planifié», a indiqué Marcel Maltais, coordonnateur des opérations et vice-président du club lorsque joint jeudi soir.
«On n'a pas tout à fait fini, mais on a très bien réussi. La veille (mercredi), on a amené notre matériel sur le terrain et on a commencé à travailler à 7 h jeudi.»
Avant d'installer l'imposante structure, M. Maltais et son équipe se sont assurés de la solidité des glaces. L'épaisseur se situait entre 18 et 24 pouces, voire 32 pouces à certains endroits du sentier.
«Peut-être qu'on s'est adonné à passer au-dessus d'un canal ou d'un trou chaud», avance le coordonnateur en parlant de l'endroit où les glaces ont cédé sous le poids de la dameuse.
Une vingtaine de personnes ont participé à l'opération et deux plongeurs professionnels ont été mis à contribution. Un large périmètre de sécurité a été établi afin de maintenir les motoneigistes et les curieux à environ 200 pieds du site de repêchage. «On a eu une bonne collaboration des motoneigistes», souligne Marcel Maltais. Un représentant du ministère de l'Environnement était également sur place pour s'assurer qu'il n'y ait pas de déversement de produits dans les eaux du lac.
Remise en état
Les manoeuvres, qui auront duré près de neuf heures, représentent une dépense de plusieurs milliers de dollars pour le club, mais les dirigeants ont préféré tenter le coup pour récupérer la machine évaluée à quelque 250 000$.
«On a amené notre super traîneau de 55 pieds et on l'a mis en place. On a sorti et détaché la gratte qui était à l'arrière du tracteur qui était enfoncé dans 11 à 12 pieds d'eau. Puis, on a sorti le tracteur de l'eau et il est suspendu sur nos palans. Il ne reste que les chenilles dans l'eau», a relaté M. Maltais.
«On aurait pu le sortir au complet (jeudi), mais il aurait fallu poursuivre les travaux jusqu'à 21 h environ. Comme nous n'avions pas d'éclairage, nous avons décidé de cesser les opérations vers 16 h 30 et d'aller chercher des toiles isolantes pour éviter le gel.»
Même s'il a presque été complètement immergé, le véhicule acquis par le club en 2014 devrait être à nouveau fonctionnel. «Je suis allé voir le concessionnaire qui m'a dit que tant que le véhicule est dans l'eau, il ne magane pas.»
Par contre, dès que le véhicule a été sorti de l'eau, l'équipe devait s'assurer qu'il ne gèle pas, d'où l'installation de toiles isolantes. «Il y aura un peu d'électronique à changer, estime le coordonnateur. Ce n'est pas une première pour eux (concessionnaire). Ils devraient être en mesure de le réparer, si on se fie à ce qui s'est passé à La Tuque l'an passé, où deux dameuses avaient calé dans 25 pieds d'eau de profond. Le lendemain, le moteur tournait et deux jours après, le véhicule était de retour sur le terrain», de conclure Marcel Maltais.