Le poste de commandement de la SQ s’est retrouvé sur les lieux de la disparition de Mme Martineau à au moins six occasions.

La SQ reviendrait à Arvida un an après la disparition d’Hélène Martineau

Le poste de commandement de la Sûreté du Québec (SQ) devrait être de retour sur la rue Montgomery, à Jonquière, le jeudi 12 avril, exactement une année après la disparition d’Hélène Martineau.

Rien de nouveau n’a été découvert depuis cette malheureuse journée où son conjoint, Michel Larouche, a signalé sa disparition aux autorités de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). 

Après de vaines tentatives de retrouver la dame de 48 ans, la police municipale a transféré le dossier au bureau des Crimes contre la personne de la SQ.

Au cours des 12 derniers mois, de nombreux gestes ont été posés afin de la retracer, mais en vain. 

Plusieurs hypothèses ont été émises relativement à cet événement, allant de la disparition volontaire à l’enlèvement ou à un meurtre. 

« Le poste de commandement de la SQ s’est retrouvé sur les lieux de la disparition de Mme Martineau à au moins six occasions. En temps normal, notre poste devrait y être à nouveau le 12 avril (à moins qu’un événement plus urgent n’ait lieu ailleurs au Québec). On ne sait jamais, peut-être que des citoyens viendront rencontrer les enquêteurs pour leur donner des informations », soutient Hugues Beaulieu, porte-parole de la SQ pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« En plus de la présence du poste de commandement, nous avons aussi eu recours aux plongeurs, nous avons effectué des recherches terrestres, à pied et en véhicule tout-terrain, sans oublier la présence d’experts en recherches sur le terrain. Il y a même eu des vérifications du haut des airs », ajoute M. Beaulieu.

Ce dernier précise que les enquêteurs de la SQ travaillent toujours en lien avec une disparition, mais mentionne qu’aucune hypothèse n’a été mise de côté. Plus de détails à venir.

Message

Au cours des derniers mois de l’enquête, le nom de Michel Larouche est souvent revenu dans l’actualité. Il faut dire que le principal intéressé dans cette affaire a affirmé être considéré comme un suspect, par les enquêteurs de la SQ, dans la disparition de sa conjointe.

L’homme s’est même soumis au test du polygraphe et les informations dévoilées dans les médias indiquent qu’il l’aurait échoué.

L’homme a multiplié les sorties médiatiques pour préciser que sa conjointe avait été victime d’un acte criminel et croyait même qu’elle avait pu être enlevée. 

S’il avait écarté la thèse du suicide dans les jours et les semaines qui ont suivi sa disparition, il semble s’être fait à l’idée que la dame ait pu décider de mettre fin à ses jours.

Lundi matin, le 9 avril, M. Larouche a fait parvenir une lettre aux médias précisant que les membres des familles Martineau et Larouche n’accorderaient pas d’entrevue, sauf celles qu’il a déjà décidé de donner.

Dans la lettre, il donne des instructions très claires aux médias et souhaite que ceux-ci évitent le quadrilatère où il demeure. 

Michel Larouche planifie une nouvelle sortie médiatique au début du mois de mai et ne prévoit pas rencontrer ou discuter avec les enquêteurs de la SQ, car ceux-ci n’ont pas démontré d’intérêt à lui parler depuis quelques mois, écrit-il.

« Je me suis déplacé volontairement à Québec à quelques reprises, au cours des derniers mois, pour provoquer des rencontres. À la recommandation de certains membres de ma famille, je refuserai donc de les rencontrer à moins qu’un développement majeur ne requière ma présence », mentionne-t-il dans sa lettre, que les médias peuvent utiliser.

La SQ entend mettre un nouvel enquêteur au dossier. Celui-ci pourrait rencontrer Michel Larouche durant la soirée du 12 avril.

Le principal intéressé n’y voit pas l’intérêt, surtout que ses filles qualifient cette tentative d’« indélicatesse planifiée ».

Il ne veut pas qu’un enquêteur se déplace inutilement à Saguenay aux frais des contribuables et offre plutôt de se rendre à Québec.

« Mais malheureusement, je ne suis pas émotivement disponible avant la dernière semaine du mois d’avril », conclut-il.