Palais de justice de Chicoutimi

La sensibilisation ne suffit pas

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation et la médiatisation des cas d'alcool au volant, les dossiers de facultés affaiblies continuent de remplir les feuilles du rôle du tribunal.
Un individu de 30 ans l'a appris à ses dépens après avoir été condamné à 2500 $ d'amende après avoir été dénoncé par sa conjointe.
Le Jonquiérois Keven Roy a reçu une amende de 2000 $ pour sa deuxième infraction de conduite en carrière alors qu'il se trouvait en état d'ébriété le 10 juin dernier et a été condamné à une autre amende de 500 $ pour entrave au travail des policiers (il a fourni un faux nom) et d'un bris d'engagement, car il avait consommé de l'alcool.
Le soir du 10 juin, Roy se trouve au volant de son véhicule et les policiers remarquent sa conduite erratique. Quelques instants plus tard, un répartiteur de la Sécurité publique de Saguenay avise les patrouilleurs qu'un homme correspondant à l'individu qu'ils avaient remarqué circulait dans un véhicule foncé en état d'ébriété.
Les agents ont rapidement fait le lien et ont procédé à son arrestation. 
« C'est ma blonde qui m'a "stoolé", on vient d'avoir une chicane de couple », a déclaré spontanément Roy, âgé de 30 ans.
Les policiers lui ont fait passer le test d'ivressomètre et Roy a soufflé des taux de 0,219 et de 0,218, plus de deux fois la limite autorisée par la loi de 0,08.
Me Karen Inkel, de la Couronne et Me Mélanie Decoste, en défense, ont soumis une suggestion commune au juge Boudreault. 
L'amende a été fixée à 2500 $ et une interdiction de conduire de 18 mois a été inscrite au dossier étant donné qu'il avait été condamné pour une infraction similaire en 2010.
Avant de le laisser repartir, le magistrat s'est adressé à l'accusé en lui demandant s'il avait un problème avec l'alcool.
« C'est la deuxième fois que vous êtes pris à conduire avec les facultés affaiblies. En plus quelques semaines après votre arrestation, vous avez été intercepté sur la voie publique après avoir consommé de l'alcool, ce qui vous était interdit. Vous me dites ne pas avoir de problématique, mais je vous suggère d'y voir », a laissé voir le juge.
Terminé le hockey dans une ligue de garage
Le hockey dans une ligue de garage, c'est terminé pour un individu de 36 ans de Jonquière. Le tribunal lui ordonne notamment de ne plus s'inscrire dans une ligue de hockey pour les prochaines années. Il s'en sort avec une absolution inconditionnelle.
L'individu a plaidé coupable, mardi matin, à une accusation de voies de fait. Les faits reprochés remontent à mars 2017 à l'occasion d'une rencontre amicale de hockey à l'aréna Marcel-Claveau, de Saint-Ambroise.
Le client de Me Justine Guay-Langevin a donné un coup de bâton sur le casque d'un adversaire au terme du match.
« Les deux hommes ne se sont pas serré la main à la fin de la rencontre comme cela se fait habituellement. L'accusé a attendu la victime à la sortie de la patinoire et lui a donné un coup de bâton sur son casque protecteur », a résumé Me Karen Inkel, procureur de la Couronne.
L'avocate en défense a insisté sur l'importance d'accorder l'absolution inconditionnelle à l'individu afin de ne pas lui nuire dans le cadre de ses fonctions professionnelles. La Couronne réclamait davantage une absolution conditionnelle avec l'obligation de se tenir tranquille pour une période de 12 mois.
Le juge Michel Boudreault a penché du côté de la défense. L'individu avait préalablement fait des dons totaux de 500 $ à deux organismes.
« Vous auriez pu être accusé de voies de fait armées. Ce n'est pas le cas. Par contre, je vais vous interdire de vous réinscrire dans une ligue de garage », a mentionné le magistrat.
Ce dernier s'est aussi interrogé auprès de l'accusé afin de savoir comment il réagirait si son enfant posait le même geste.
« Je serais très déçu. Je prends le hockey très au sérieux, mais je ne suis pas un bagarreur », a mentionné l'individu.