Jimmy Bouchard.

La requête de Jimmy Bouchard rejetée

Le Jeannois Jimmy Bouchard, qui a ourdi un plan machiavélique pour faire assassiner son ex-conjointe, devra faire avec la preuve remise par la Couronne afin de préparer sa défense. La requête en divulgation de preuve supplémentaire a été rejetée par le juge Jean Hudon.

Au début du mois de mars, Me Louis Belliard, avocat en défense, avait débattu devant le tribunal de la nécessité d’obtenir davantage d’informations concernant le principal témoin dans cette affaire, l’homme qui a dévoilé aux policiers de la Sûreté du Québec toutes les informations sur les intentions de Bouchard.

Le criminaliste voulait savoir si ce témoin avait des antécédents judiciaires, s’il avait commis des crimes graves et s’il travaillait pour la police.

Dans sa décision, le magistrat précise que les informations sur les antécédents judiciaires et sur le fait d’avoir commis des crimes sont d’ordre général et que ce n’est pas nécessairement aux policiers d’effectuer les recherches.

Il rejette ainsi la première portion des demandes de l’avocat en défense.

Concernant ses liens avec les policiers, le juge Hudon mentionne qu’il est déjà connu que le témoin n’a pas été payé par la police pour fournir des informations.

« Il s’agissait donc d’une expédition de pêche et je rejette les demandes de divulgation de la preuve supplémentaire. Par le fait même, je rejette la demande d’arrêt des procédures », a mentionné le magistrat.

Me Belliard pourra, au moment du témoignage de l’informateur, poser toutes les questions voulues pour en apprendre davantage sur cet individu qui a révélé au grand jour le plan de Bouchard.

Plan machiavélique 

Il faut se souvenir que Jimmy Bouchard a été arrêté en décembre 2016. Il aurait fait part à un individu de ses intentions de faire assassiner son ex-conjointe et avait demandé quelques conseils.

Il voulait surtout savoir s’il pouvait trouver une personne fiable pour exécuter le boulot à sa place.

L’homme à qui il s’était confié est allé voir les policiers de la Sûreté du Québec pour leur expliquer la situation. Ce témoin a ensuite mis Bouchard en contact avec un contractuel potentiel, qui s’avérait être un policier. 

Jimmy Bouchard, de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean, est accusé d’avoir conseillé une infraction qui n’a pas été commise (article 464 du Code criminel canadien), d’usage d’explosifs (art. 81), de sa possession sans excuse légitime (art. 82) et de possession non autorisée d’une arme à feu (art. 91).

Au moment de la perquisition, les policiers avaient découvert du matériel explosif comme de l’acétone et de l’ammoniac, de même que des armes à feu, dans la résidence de l’accusé.

Quant aux raisons qui auraient pu pousser Bouchard à vouloir se débarrasser de son ex-conjointe, elles ne sont pas encore connues du public. L’information n’a pas été dévoilée au palais de justice.

S’il devait être reconnu coupable ou s’il devait plaider coupable, Jimmy Bouchard s’expose à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à perpétuité.