La maison de chambres du 21 rue Price Ouest, à Chicoutimi, est fermée depuis l’incendie du 13 décembre dernier. Les flammes avaient alors jailli du deuxième étage. Les dégâts causés par l’eau sont importants dans l’ensemble de l’édifice.

La réouverture du 21 Price incertaine

La réouverture de la maison de chambres du 21 rue Price Ouest, à Chicoutimi, demeure incertaine, après l’incendie qui a jeté à la rue la trentaine de locataires qui y demeuraient, à la mi-décembre. Le propriétaire de l’édifice ne peut dire pour l’instant si l’endroit sera remis à neuf. Quelques sinistrés ont depuis trouvé refuge à la Maison des sans-abri de Chicoutimi.

L’incendie qui a pris naissance au deuxième étage de l’édifice avait nécessité l’intervention de 17 pompiers, le 13 décembre dernier. Depuis, les fenêtres de l’édifice du 21 Price ont été placardées, et le courant de l’édifice a été coupé.

Raynald Pelletier, copropriétaire de l’endroit depuis 2015, a indiqué au Quotidien lors d’un bref entretien téléphonique qu’il ignorait la valeur des dommages subis et qu’il attendait un retour de son assureur avant de pouvoir statuer sur l’avenir du bâtiment.

Les dommages subis sont importants : les flammes ont ravagé une partie du deuxième étage, tandis que les dégâts par l’eau ont affecté tous les étages du bâtiment.

Michaël M. Tremblay-Thibeault font partie des sinistrés qui ont trouvé refuge à la Maison des sans-abri de Chicoutimi.
André Labrie souhaitait prendre le temps de se reposer, en décembre, avant de trouver un autre logement, lui qui demeurait au 21 Price depuis quatre ans. « C’est la deuxième fois que je passe au feu en six ans », a-t-il regretté, lui qui est présentement à la Maison des sans-abri.

Maison des sans-abri

André Labrie fait partie des locataires qui se sont retrouvés sans logis après l’incendie. Il fait partie des quelque six locataires qui ont été accueillis à la Maison des sans-abri de Chicoutimi depuis l’incendie.

« J’étais à l’hôpital quand ma travailleuse sociale m’a dit que ça avait passé au feu, a-t-il raconté au Quotidien, rencontré dans la maison d’accueil. Après, j’ai pu aller reprendre quelques affaires avec le propriétaire, comme mes vêtements et le plus important, mais je ne sais pas si le reste est récupérable. »

M. Labrie souhaitait prendre le temps de se reposer, en décembre, avant de trouver un autre logement, lui qui demeurait au 21 Price depuis quatre ans. « C’est la deuxième fois que je passe au feu en six ans », a-t-il regretté.

Michaël M. Tremblay-Thibeault a dû lui aussi se tourner vers la Maison des sans-abri après avoir perdu presque tous ses biens dans l’incendie. « Il faut dire que je n’avais déjà plus grand-chose qui m’appartenait », a-t-il laissé tomber, pendant qu’il fumait une cigarette à l’extérieur. Il compte se trouver un logement après les Fêtes.

Les deux hommes semblaient sinon peu affectés par l’incendie. Les personnes ayant déjà vécu des situations d’itinérance sont peu attachées aux biens matériels et savent faire rapidement face aux imprévus, ont expliqué à la journaliste les résidants de l’organisme rencontrés.

Ils doutent par ailleurs que le 21 Price soit rénové, en raison de l’ampleur des dommages subis. Certains préféreraient qu’un nouvel édifice ayant la même vocation soit érigé.

L’accueil des sinistrés a demandé pour la Maison des sans-abri de déployer en un court laps de temps des ressources supplémentaires en travail social. Des vêtements ont aussi été donnés aux nouveaux venus.

« La maison peut accueillir une trentaine de personnes et est actuellement presque à pleine capacité, mais à cette période-ci de l’année, ce n’est pas inhabituel, et l’accueil s’est bien passé », a souligné le directeur général de l’organisme, Michel Saint-Gelais, lors d’un entretien téléphonique.

Causes de l’incendie

Selon les informations dont avaient eu vent les résidants de la Maison des sans-abri, un trouble du panneau électrique aurait été à l’origine de l’incendie qui a ravagé le 21 rue Price Ouest, à Chicoutimi. Il a toutefois été impossible de vérifier cette information auprès du Service de sécurité incendie de Saguenay, les enquêteurs étant en congé mercredi. Les lieux avaient été le théâtre d’un incendie criminel, en 2013, après que deux jeunes hommes aient volontairement mis le feu à l’immeuble.