Au terme de sa comparution, Vincent Langlais a pris le chemin de l’établissement de détention de Roberval.
Au terme de sa comparution, Vincent Langlais a pris le chemin de l’établissement de détention de Roberval.

La prison pour Vincent Langlais

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Vincent Langlais, de Saint-Prime, écope une peine d’emprisonnement de six mois moins un jour à la suite de l’accident de voiture qu’il avait causé à Dolbeau-Mistassini le 17 février 2019, alors qu’il conduisait avec les facultés affaiblies.

Lors de sa comparution au Palais de justice de Roberval, lundi, le jeune homme de 22 ans a plaidé coupable à l’accusation de conduite dangereuse causant des lésions corporelles. Il a aussi reconnu sa culpabilité à l’accusation de possession de méthamphétamine.

Son avocate, Me Roseline Bouchard Zee, croit que son client s’est repris en main depuis l’accident, ce qui expliquerait pourquoi la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de la Couronne et de la défense.

L’avocate de Vincent Langlais, Me Roseline Bouchard Zee.

« Il fallait tenir compte du geste, qui était quand même très grave, et des conséquences qu’il a eues sur les victimes. Par contre, il faut savoir que mon client a fait beaucoup de démarches de réhabilitation à la suite de l’accident. Il y a une thérapie au Centre Carignan qui a été faite également, c’est non négligeable. [...] Ce sont les efforts qui ont été pris en compte. Il y a une belle reprise en main. On parle de quelqu’un qui s’est trouvé un emploi, qui est retourné aux études. Tout ça fait partie du cheminement pour en venir à une suggestion commune », a commenté Me Bouchard Zee, qui a aussi fait valoir que son client n’avait pas d’antécédent judiciaire.

Son permis de conduire lui a aussi été confisqué pour un an et il sera en période de probation pendant deux ans.

17 février 2019

Un jeune homme de 18 ans s’était retrouvé dans un état critique à la suite de l’accident que Vincent Langlais a causé entre deux voitures sur le boulevard Wallberg, à Dolbeau-Mistassini, le 17 février 2019.

Avec l’aide de plusieurs spécialistes, la victime, qui avait été blessée le plus gravement, poursuit une réadaptation physique dans un centre spécialisé de la région.

Deux autres personnes avaient également subi des blessures mineures lors de la collision.