Kyle Sheppard est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa conjointe Katie Walton. Il sera admissible à une libération conditionnelle dans 15 ans.

La prison à vie pour Kyle Sheppard

Kyle Sheppard, ce Canado-Américain qui a assassiné sa conjointe, a plaidé coupable à une accusation de meurtre devant un tribunal américain. La juge Linda Jennings, de Lucas County en Ohio, lui a imposé une sentence de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans.
La sentence a été rendue le 1er février selon un média de Toledo.
L'individu, originaire de Windsor, en Ontario, avait fait les manchettes en novembre 2012 lorsqu'il s'est retrouvé dans une chambre du Motel Princesse, à Jonquière, à près de 1500 kilomètres de sa résidence de Toledo, en Ohio, après avoir commis l'irréparable.
L'homme, aujourd'hui âgé de 33 ans, avait fui les États-Unis à bord de son Jeep Patriot après avoir étranglé sa femme, Katie Walton-Sheppard, à l'aide d'une ceinture. Il avait laissé le corps de sa conjointe sur le balcon et avait pris soin de la cacher sous une couverture.
Des collègues s'étaient inquiétés de ne pas voir la jeune femme de 29 ans au boulot. Ils ont craint pour sa sécurité. Un ami et le patron de la victime s'étaient rendus au domicile du couple où ils ont fait la macabre découverte.
Il a été précisé que la relation amoureuse s'était détériorée après quatre années de mariage lorsque Sheppard a appris que sa conjointe avait une relation extra-conjugale avec un collègue de travail.
Après avoir mis fin aux jours de sa victime, Sheppard a quitté le pays de l'Oncle Sam afin de se rendre au Canada. Il a réussi à passer la frontière canadienne avant que son signalement ne soit fait aux autorités policières des deux pays. Comme il avait sa citoyenneté canadienne, il n'a eu aucune difficulté à faire son entrée au pays.
Une fois au Canada, Sheppard a poursuivi sa route sans véritablement savoir où il allait.
Il s'est arrêté à Jonquière, à 1500 kilomètres de sa maison, mais n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait.
Après avoir passé la nuit dans une chambre du motel de Jonquière, le meurtrier a communiqué, tôt le matin, avec les policiers de la Sécurité publique de Saguenay pour leur dire qu'il avait tué sa conjointe. Il avait fait des aveux et voulait se rendre.
Les agents avaient procédé à son arrestation sans que l'individu ne cause de problème.
Lors de la comparution de l'individu, sous un mandat fédéral au Palais de justice de Chicoutimi, Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, avait fait savoir qu'il demeurerait à la prison de Chicoutimi jusqu'à son transfert vers un établissement carcéral de Montréal. Me Charles Cantin avait accepté de représenter le prévenu et s'assurer qu'il comprenait la situation.
Rapidement, les autorités judiciaires américaines ont réclamé l'extradition de Sheppard, mais le gouvernement canadien s'y était opposé, refusant qu'un de ses citoyens soit jugé dans un État où la peine de mort est en vigueur.
Finalement, en avril 2014, le gouvernement fédéral a accepté d'extrader l'accusé vers les États-Unis, et en juin, la Cour d'appel du Québec a refusé de changer cette décision.