La preuve de la défense complétée

La défense n’a eu besoin que de trois heures, mardi, pour présenter l’ensemble de sa preuve dans le procès de Matthieu Parente-Soares, accusé d’homicide involontaire, d’incendie criminel et de harcèlement criminel. Le procès avec jury en était à sa septième journée au Palais de justice d’Alma.

Mardi matin, la défense a amorcé la présentation de sa preuve dans ce procès présidé par le juge Louis Dionne, de la Cour supérieure du Québec. Trois enquêteurs de la Sûreté Québec (SQ), dont François Lévesque, du département des crimes contre la personne, deux intervenantes du service 811 et un professionnel du CLSC, qui est intervenu au domicile de l’accusé quelques heures avant l’incendie, ont témoigné dans le procès de Matthieu Parente-Soares. L’accusé n’a pas témoigné.

Les deux premiers témoignages auront permis d’en apprendre plus sur des interventions téléphoniques effectuées le 9 et le 12 juin 2017, par des professionnels de la ligne 811 auprès de Parente-Soares. Après évaluation du risque suicidaire du Français d’origine, le filet de sécurité a été choisi comme solution immédiate. Il s’agit d’un intervenant qui s’engage à accompagner la personne qui a besoin d’aide. Cette solution n’aura pas été efficace puisque l’accusé s’est retrouvé seul à quelques reprises, notamment le soir de l’incendie.

Mardi, Me Louis Belliard, qui représente Matthieu Parente-Soares, a complété la présentation de sa preuve en trois heures. Le jury est libéré jusqu’à 9h, jeudi.

Par ailleurs, les trois premiers témoins ont fait la demande au juge Louis Dionne d’être relevé de leur obligation du secret professionnel. En après-midi, le juge Louis Dionne a tenu une conférence prédirective en compagnie de Me Nicole Ouellet et Me Julie Lajoie, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de l’avocat de la défense, Me Louis Belliard. Le processus s’est déroulé sans la présence du jury. Celui-ci est libéré jusqu’à jeudi, 9 h, alors que débuteront les plaidoiries.