La présumée voleuse au tournevis envoyée en thérapie

La présumée voleuse au tournevis a pris le chemin du Manoir Aylmer, dans la région de Chaudières-Appalaches, vendredi, où elle devra suivre une thérapie de six mois pour soigner ses problèmes de consommation de drogue. Magalie Gilbert, qui est âgée de 39 ans, sera de retour devant les tribunaux le 15 novembre.

Magalie Gilbert a été arrêtée mardi dernier et accusée de vols qualifiés le lendemain, au Palais de justice de Chicoutimi. Armée d’un tournevis, puis d’un exacto, la Jonquiéroise aurait perpétré trois vols, dont deux au dépanneur Notre-Dame, à Jonquière. La femme aurait également commis un vol qualifié au dépanneur Petro-Canada de Saint-Jean-Eudes, le 12 mai. 

Elle se serait présentée à ces endroits masquée et vêtue de noir, menaçant les commis pour qu’ils lui remettent le contenu de leur tiroir-caisse. Elle a quitté les lieux en voiture. Magalie Gilbert a été arrêtée quelques heures après le troisième vol, alors qu’elle faisait le plein d’essence dans une autre station-service.

La présumée voleuse a plaidé non coupable lors de son passage devant le juge, mercredi. Elle était détenue depuis son arrestation. 

En thérapie pour six mois

Vendredi, Magalie Gilbert, une femme frêle, était de retour devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, qui a consenti à ce qu’elle quitte la détention pour une thérapie fermée de six mois, puisque la Jonquiéroise aurait des problèmes de consommation de drogue. 

Elle a été transférée au Manoir Aylmer, situé à Beaulac-Garthby, dans la région de Chaudières-Appalaches, où elle passera les six prochains mois. 

Bien qu’elle soit en thérapie fermée, Magalie Gilbert devra tout de même respecter une longue liste de conditions, notamment de garder la paix et d’avoir une bonne conduite, de ne pas consommer de drogue ou d’alcool et de ne pas posséder d’armes ni d’outils. 

Le juge Richard P. Daoust a souhaité bonne chance à l’accusée lorsqu’elle a quitté la salle d’audience.