Une tornade de force 2 avait détruit des maisons d’Hébertville sur son passage.

La nature se déchaîne

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a pas été épargné par les forces de la nature, en 2017. En juin, trois tornades ont frappé la région, dont une qui a laissé d’importantes cicatrices à Hébertville. Deux autres phénomènes s’apparentant à des tornades avaient été enregistrés dans la Réserve faunique des Laurentides et dans le secteur de la zec du Lac-de-la-Boiteuse. À Hébertville, plusieurs maisons avaient été détruites sur la rue de l’Érablière et dans le rang Saint-André, de nombreuses toitures ont été endommagées et des arbres ont été arrachés par la tornade de force 2.

La grêle a également fait des ravages dans la région l’été dernier, au point où le gouvernement du Québec a annoncé des mesures d’aide financière pour les agriculteurs durement touchés. 

La région n’est pas la seule à avoir été victime d’épisodes de grêle, le Bas-Saint-Laurent, la Montérégie et la région de la Chaudière-Appalaches ont également eu l’aide du gouvernement. 

De forts vents avaient également secoué la région, notamment au mois d’août, à Saint-Fulgence, où des arbres avaient été déracinés par Éole. 

Si les inondations du printemps ont touché de nombreux citoyens du Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a moins souffert de l’eau qu’ailleurs dans la province. Néanmoins, des riverains du Lac-Saint-Jean ont eu une bonne frousse et des dommages à leur résidence, notamment à Saint-Gédéon, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, à Saint-Méthode et à Saint-Félicien, au mois de mai dernier. 

Des arbres avaient été déracinés à Saint-Fulgence.
Des résidants de Saint-Méthode avaient été touchés par des inondations.

Un touriste sombre dans la rivière Métabetchouane

Le 7 juin, un jeune Français de 24 ans a sombré dans la rivière Métabetchouane, lorsqu’il a perdu pied en faisant une randonnée dans le secteur du Parc du Trou de la fée, à Desbiens. Il a disparu sous les yeux de ses amis, avant d’être entraîné sous la force des courants. Le corps du jeune homme a été repêché en fin de journée le lendemain de la tragédie. Le Français, qui demeurait à Québec depuis cinq ans, était en vacances au Lac-Saint-Jean avec des copains.

Un jeune touriste est décédé après avoir sombré dans la rivière Métabetchouane.

Mort d’une fillette récemment opérée aux amygdales

Une fillette de six ans, qui avait été opérée pour l’ablation des amygdales quelques jours plus tôt, est décédée, le 20 octobre. La petite avait été transportée par ambulance de chez son grand-papa jusqu’à l’hôpital, où son décès avait été constaté. La petite s’était mise à ne pas bien aller du tout lorsque les secours avaient été appelés. Des manoeuvres de réanimation avaient été effectuées sur l’enfant avant l’arrivée des ambulanciers, mais en vain.

Une enseignante meurt en classe

En octobre, une enseignante de l’école secondaire Camille-Lavoie, à Alma, s’est effondrée en classe, après avoir été victime d’une rupture d’anévrisme. Le décès de Suzie Tremblay avait évidemment créé une onde de choc à l’école. La fillette de la professeure avait même tenu à rencontrer les élèves de sa maman, qui était une professeure passionnée et très aimée des étudiants. Suzie Tremblay enseignait les sciences principalement aux étudiants de quatrième et cinquième secondaire. 

Un nonagénaire périt dans un incendie

Un homme de 93 ans a péri dans l’incendie de sa demeure, le 13 juin, à Alma. L’incendie s’était propagé en pleine nuit dans la résidence de la rue Sacré-Cœur. Cinq personnes se trouvaient à l’intérieur et seulement quatre ont pu sortir à temps. Les manœuvres de réanimation sur le nonagénaire avaient été vaines. Quelques jours plus tard, les enquêteurs ont déterminé que l’incendie était criminel et Mathieu Parente-Soares a été arrêté, après s’être livré lui-même à la police. L’accusé venait de rompre avec la petite-fille de la victime. Dans un état dépressif, il était retourné à la résidence de son ex-petite amie afin de demander de l’aide. La dame, le connaissant, avait accepté de l’héberger pour la nuit à la condition qu’elle verrouille la porte où il couchait. L’incendie s’était déclaré cette nuit-là. L’homme, originaire de la France, fait face à des chefs d’accusation d’homicide involontaire, de négligence criminelle et de harcèlement, en plus d’être accusé d’incendie criminel. Le dossier est toujours devant le tribunal.

Des roues déboulonnées

Un phénomène plutôt inusité et inquiétant a touché bien des résidants du Saguenay, mais aussi du Lac-Saint-Jean, durant l’année. Plusieurs cas de roues déboulonnées ont été signalés aux autorités. Le secteur de Jonquière avait d’ailleurs été particulièrement éprouvé par ces déboulonneurs. Heureusement, aucun accident grave n’avait été signalé aux autorités en lien avec ces malfaiteurs, mais un climat d’inquiétude planait et de nombreux témoignages avaient été publiés sur les réseaux sociaux en lien avec ce phénomène. Encore aujourd’hui, on ignore qui était derrière ces roues déboulonnées.

Intoxication mortelle

Un travailleur de 38 ans des Industries TLT de Sainte-Monique-de-Honfleur a été retrouvé mort, le 15 mars 2017, étendu au sol. La victime avait été intoxiquée au monoxyde de carbone dans le séchoir à feu direct installé à l’usine. Quelques mois plus tard, la CNESST a ciblé les méthodes de travail déficientes afin d’expliquer ce drame. « Le matin de l’accident, le travailleur marchait seul dans la cour à bois de l’usine lorsqu’il est passé à proximité du nouveau séchoir à bois, qui était alors en fonction. Il y est entré par la porte non verrouillée et a aussitôt été exposé à une concentration mortelle de monoxyde de carbone. Son corps inanimé a été retrouvé par des collègues quelques minutes plus tard », avait expliqué la CNESST dans son rapport. Soulignons également qu’en 2017, plus de 30 intoxications au monoxyde de carbone ont été rapportées au CIUSSS. En 10 ans, 208 cas ont été répertoriés au Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Un ex-policier assassiné

Norbert Fortin, un policier de la Sûreté du Québec à la retraite, a été assassiné chez lui, à Sainte-Hedwidge, en octobre dernier. Le corps de l’homme de 64 ans a été retrouvé le dimanche 15 octobre par des proches. L’ex-policier avait eu des démêlés avec la justice et il avait pris sa retraite à 46 ans, après avoir été acquitté de menaces, voies de fait et séquestration d’un jeune homme de 21 ans. L’enquête sur le meurtre de ce policier retraité est toujours en cours, mais aucun suspect n’a encore été ciblé. Les enquêteurs tentaient d’ailleurs de trouver le mobile qui aurait poussé l’assassin à tuer l’homme de 64 ans qui vivait seul dans un secteur isolé du petit village de 800 âmes.

Un ex-policier a été assassiné chez lui, à Sainte-Hedwidge.

Des ossements humains découverts à Saint-Bruno

Au début du mois de novembre, des ossements humains ont été découverts dans le rang 6, à Saint-Bruno. C’est un homme qui effectuait des travaux de débroussaillage dans le secteur qui avait fait la macabre découverte. Questionné à ce propos, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay, avait affirmé à la mi-décembre que les ossements étaient toujours en cours d’analyse. On ignore donc encore l’identité de la victime. 

Attaque de guêpes mortelle

À la fin du mois d’août, un homme de 37 ans a succombé à une attaque de guêpes, survenue à Shipshaw. Le père se promenait en forêt avec ses enfants lorsqu’il a subi de nombreuses piqures. L’homme avait été ensuite plongé dans un coma artificiel, mais avait rendu l’âme le lendemain de l’attaque. Il avait entre autres été victime de six piqûres au niveau de la tête.