Me Julie Lajoie est devenue il y a quelques semaines procureure en chef adjointe à Me Claudine Roy pour le district judiciaire de Chicoutimi.

La justice veut se rapprocher des victimes

L’administration de la justice change. Et pour le mieux. Et ce, tant pour les victimes que pour certains accusés, affirme Me Julie Lajoie, nouvelle procureure en chef adjoint au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans la région.

L’administration de la justice change. Et pour le mieux. Et ce, tant pour les victimes que pour certains accusés, affirme Me Julie Lajoie, nouvelle procureure en chef adjoint au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans la région.

La nouvelle procureure en chef adjoint du DPCP pour les districts judiciaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Chibougamau est de retour au Palais de justice de Chicoutimi après un séjour d’une dizaine d’années à Roberval.

Avocate depuis maintenant 23 ans et au DPCP depuis 1998 (21 ans), Me Lajoie secondera la procureure en chef Me Claudine Roy.

Impliquée dans le feu de l’action à titre de procureure de la Couronne au Palais de justice de Roberval, Me Lajoie échange sa toge d’avocate pour un uniforme de gestionnaire.

Elle travaillera dorénavant sur les orientations à donner aux avocats du ministère de la Justice et en support sur le terrain aux procureurs de la Couronne de nos districts judiciaires.

« Nous changeons nos approches, car la justice ne se fait plus comme elle se faisait il y a 10 ou 15 ans. Nous avons mis des programmes en place (PAGSM et PMRG) afin de permettre à certaines personnes de se reprendre en main. »

« Nous voulons leur donner une seconde chance, car ils se sont retrouvés face à un crime ponctuel et isolé d’un moment de leur vie. Nous ne voulons pas être perçus comme ceux qui leur tapent toujours sur la tête », ajoute Me Lajoie.

Ces programmes sont en place à Chicoutimi depuis déjà quelques années et Me Lajoie travaille pour les implanter à Roberval aussi.

Plus de temps

Un autre élément prend de plus en plus d’importance pour le DPCP. Les procureurs de la Couronne essaient de passer davantage de temps avec les victimes d’un acte criminel, afin de bien les comprendre et de bien les préparer pour leur passage devant le tribunal.

« Il s’agit d’une nouvelle façon de faire. Nous avons affecté des procureurs à des dossiers bien précis et pointilleux, car nous voulons qu’ils prennent le temps nécessaire pour discuter avec les victimes. Nous ne voulons pas qu’ils subissent le système. »

« Par le passé, lorsqu’un dossier était prévu pour le lundi matin, les procureurs réussissaient à trouver le temps de rencontrer les victimes seulement cinq minutes avant le passage devant le juge. Nous ne voulons plus ça. On va passer totalement à autre chose », indique-t-elle.

Déjà, Me Nicole Ouellet, un des vétérans du DPCP, est chargée des dossiers à caractère sexuel, alors qu’un autre vétéran de la Couronne, Me Sébastien Vallée, travaille sur les décisions qui sont portées en appel. Quant à Me Karen Inkel, elle est affectée aux dossiers de violence. 

La procureure en chef adjointe veut travailler sur la problématique autochtone pour le Palais de justice de Roberval et tente de trouver des solutions, car la mission du DPCP est de placer l’humain à l’avant-plan.

« Cela démontre que le travail des avocats de la Couronne a bien changé. Nous avons de plus en plus de cas où les accusés ont une problématique de santé mentale. Nous sommes devenus pratiquement des agents de développement social », conclut Me Julie Lajoie.