Sylvain Perron a été reconnu coupable de vol chez un ferrailleur de Chicoutimi. Son témoignage n'a pas été cru par le tribunal.

La juge ne croit pas le voleur

La juge Isabelle Boillat n'a pas cru un seul instant la version du voleur Sylvain Perron. Le tribunal ne lui accorde aucune crédibilité et ne le considère pas comme fiable. Elle l'acquitte de l'introduction par effraction, mais le déclare coupable d'avoir dérobé des biens chez un ferrailleur.
Le 20 septembre 2014, le propriétaire du commerce de récupération entend du bruit sur sa propriété et voit un individu prendre la fuite à bord de son véhicule. L'homme remarque qu'il lui manque un godet (bucket), une fourche, une lourde chaîne, un escabeau, une masse et de nombreuses autres pièces.
Quelques instants plus tard, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay interceptent Perron à la suite de l'appel du plaignant. Ils avaient remarqué quelques irrégularités. 
Ils notent que la suspension du véhicule est complètement écrasée et que l'escabeau dépasse largement du coffre.
Ce qui a attiré l'attention des agents, c'est que tout le matériel se trouvait sur le siège arrière et dans le coffre d'une... Toyota Tercel.
La juge Boillat n'a donc accordé aucun crédit à l'accusé, surtout que celui-ci a indiqué avoir plaidé coupable à 36 chefs d'accusation dans sa carrière, mais qu'il n'avait jamais rien fait et que c'était la faute de ses avocats.
« Vous avez dit que votre Tercel était aussi solide qu'un camion, que les biens qui étaient dans la voiture vous appartenaient et que vous les laissiez là pour ne pas vous les faire voler. Vous avez même dit que l'escabeau de huit pieds entrait sans problème dans la voiture », a mentionné la juge Boillat.
« Le tribunal ne vous croit pas. Vous avez offert un témoignage hésitant et contradictoire. Vous essayez d'avoir réponse à tout et votre témoignage n'est pas honnête ni sincère », a poursuivi la juge Boillat.
Les parties reviendront le 2 juin pour les représentations sur sentence.