Nathalie Bélanger 
Nathalie Bélanger 

La « fausse infirmière » de Jonquière comparaît

Nathalie Bélanger, la présumée fausse infirmière qui a oeuvré pendant des années à l’Hôpital de Jonquière, a comparu au Palais de justice de Chicoutimi vendredi matin. L’accusée qui était absente était représentée par son avocat, Me Luc Tourangeau.

La femme de 50 ans fait face à neuf chefs d’accusation. Des accusations de fabrication et d’utilisation de faux documents, de fraude et de fraude à l’identité ont officiellement été déposées contre elle au début du mois de janvier.

On lui reproche d’avoir fabriqué en 1997 un faux CV attestant avoir réalisé et finalisé une formation en soins infirmiers en 1992 et de s’en être servi comme s’il était authentique. On l’accuse également d’avoir utilisé la supercherie ou le mensonge pour frauder le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région, ainsi que le centre hospitalier, d’une somme d’argent d’une valeur dépassant 5000 $ entre le 22 janvier 2000 et le 10 mai 2019.

Elle est aussi accusée d’avoir fabriqué le ou vers le 23 août 2018, une carte d’attestation d’inscription au Tableau des infirmières, en la sachant fausse, avec l’intention qu’elle soit employée, et de s’en être servie comme si elle était authentique.

On l’accuse aussi d’avoir produit un faux document, soit un diplôme d’études collégiales pour le programme de soins infirmiers, le sachant faux, avec l’intention qu’il soit employé comme authentique le ou vers le 22 mars 2019, ainsi que d’avoir fabriqué des preuves de paiement de la cotisation à son ordre professionnel et une carte d’attestation à la même date, et de s’en être servi. Finalement, on l’accuse de s’être frauduleusement fait passer pour une autre personne le ou vers le 23 août 2018.

Rappelons que la « fausse infirmière » avait été démasquée au printemps 2019, après avoir pratiqué pendant 20 ans à l’Hôpital de Jonquière, notamment au bloc opératoire. Elle aurait utilisé le numéro de permis d’une autre infirmière qui porte le même nom et qui oeuvre également au sein du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Son stratagème a été découvert lorsqu’une anomalie a été décelée lors d’une inscription à une formation.

Me Luc Tourangeau 

C’est le procureur en défense, Me Tourangeau, qui a comparu pour sa cliente vendredi matin. Ce dernier a indiqué à la sortie du tribunal que Mme Bélanger préférait pour le moment demeurer loin des projecteurs. Il a ajouté que sa cliente vivait une situation particulièrement difficile.

Devant le juge Jean Hudon, Me Tourangeau a demandé à son collègue un peu plus de temps pour préparer le dossier de l’accusée. Cette dernière reviendra devant le tribunal le 23 avril prochain pour la suite des procédures. « C’est un dossier avec une preuve importante avec des événements qui se déroulent sur une très longue période », a soutenu le procureur en défense pour appuyer sa demande.

En plus de la procédure criminelle, Nathalie Bélanger fait face à une importante réclamation de l’Ordre des infirmières du Québec (OIIQ).