Palais de justice de Chicoutimi.

La famille d'un déficient demande de l'aide

Le Chicoutimien Jonathan Lapointe, un individu qui souffre de troubles mentaux, a effectué un autre passage devant le tribunal. Cette fois, il a été pris à montrer ses parties intimes devant des enfants. Son entourage demande de l’aide des intervenants sociaux afin de lui trouver une ressource.

 Le jeune homme de 22 ans a comparu, jeudi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, pour répondre d’une accusation d’action indécente pour des événements survenus le 23 octobre à Jonquière. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a aussi déposé des accusations pour quatre bris de probation. Il était sorti de prison cinq jours auparavant.

Le client de Me Charles Cantin souffre du trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité (TDAH), de troubles de la personnalité et du syndrome Gilles de la Tourette. Il cumule les passages devant le tribunal en raison de ses troubles mentaux (25 pages d’antécédents judiciaires) et du fait qu’il ne semble pas exister de ressources pour lui sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Diagnostiqué d’une déficience intellectuelle assez importante, Jonathan Lapointe se promène entre l’hôpital, la maison de ses parents et la prison.

Ce cas de déficience intellectuelle est d’une grande tristesse. Il est passé par plusieurs ressources régionales, mais sans succès. 

« Je ne sais plus quoi faire. J’ai besoin d’aide afin de lui trouver une ressource. Sa place n’est pas en prison ni à l’hôpital et il ne peut vivre chez ses parents, car il est un cas trop difficile. Le problème, c’est que nous n’arrivons plus à lui trouver une ressource dans la région », précise Me Charles Cantin. 

Chaque fois qu’il comparaît au tribunal, Jonathan Lapointe peut compter sur l’appui et la présence de ses parents Diane Lemay et Rémi Simard. Ils sont là et cherchent une solution.

« Depuis qu’il a été sorti du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI), à la suite d’événements malheureux, les intervenants ont décidé qu’à l’âge de 18 ans, il ne souffrait plus de déficience intellectuelle. Ça n’a aucun bon sens. Les problèmes se succèdent depuis ce temps », note M. Simard.

« Nous avons besoin d’aide. Tout le monde semble s’en laver les mains dans la région. Lorsqu’il est en prison, il pleure. Les gardiens disent que ce n’est pas sa place. Nous ne savons plus quoi faire. On songe à l’envoyer à Québec pour qu’il soit évalué à nouveau », plaide le beau-père de Jonathan.

En attendant, Jonathan Lapointe demeure derrière les barreaux jusqu’au moment où une solution sera trouvée.