Prison de Roberval.

La consommation le mène en prison

Le Chicoutimien Jean-François Morin veut se sortir de sa dépendance aux stupéfiants et il aura du temps devant lui pour y parvenir en passant les six prochains mois derrière les barreaux.

L’homme de 25 ans a plaidé coupable, lundi, à des accusations de recel, de bris, de vols et de méfaits, notamment dans des voitures.

Morin, dont les intérêts sont défendus par Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, regrette amèrement ce qu’il a fait dans les derniers mois et espère pouvoir se sortir de cette impasse.

Le voleur-toxicomane se promenait dans les rues de la ville dans l’espoir de trouver de l’argent, des cartes de crédit ou des biens dans des voitures afin de pouvoir se payer de la drogue.

« J’admets que j’ai fait des erreurs, mais je veux me reprendre en main. Je suis tanné de tourner en rond. J’ai commencé à consommer après avoir arrêté de faire du sport. Je pratiquais le hockey et le soccer. Peut-être que si j’avais poursuivi dans le sport que je ne serais pas rendu où je suis », a admis Morin.

L’accusé a été arrêté au cours des derniers mois après avoir été pris en possession d’un sac de golf qu’il avait dérobé. Il était en possession aussi de cartes de crédit.

« Il avait l’habitude de rôder autour des voitures de certains quartiers. Il était parvenu à se procurer des biens à l’aide de cartes de crédit qu’il avait volées, mais s’est vu refuser d’autres transactions, car les gens avaient déjà annulé leur carte », précise Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne.

Du côté de la défense, Me Théorêt précise que la problématique de son client se résume en grande partie à sa consommation de stupéfiants.

« Chaque fois qu’il était en consommation, il faisait des vols dans des voitures pour pouvoir s’acheter de la drogue. Il veut s’en sortir. Il a suivi, de lui-même, une thérapie, mais a vécu une rechute après quelques mois », mentionne Me Théorêt.

« Aujourd’hui, la consommation est présente, mais mon client occupe deux emplois dans la restauration. Il est un actif pour la société, mais sa consommation est problématique », ajoute le criminaliste.

Jean-François Morin a vu le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, entériner la suggestion commune des deux avocats d’envoyer l’individu en prison pour une période de six mois.

« Je suis convaincu que vous allez vous en sortir. Reste à voir à quel moment. Votre rapport présentenciel est positif. On y note que vous êtes travaillant et que vous voulez vous en sortir. Il faut voir la détention comme quelque chose de positif dans votre cas », a conclu le magistrat.