L’individu a reçu sa peine au Palais de justice de Chicoutimi vendredi.

La collectivité pour une rage au volant avec coups de feu

Jean-Philippe Girard, qui avait déchargé sa rage au volant en tirant huit coups de feu sur la voiture d’une automobiliste qui l’avait dépassé, en juin 2018, à Saint-Nazaire, écope finalement d’une sentence de 12 mois en collectivité. Cette peine avait été suggérée par la Couronne et la défense à la juge de la Cour du Québec Guylaine Tremblay, en septembre dernier, mais la magistrate avait initialement jugé cette sentence trop clémente.

Après un temps de réflexion, afin de voir comment l’accusé allait se comporter, et grâce à un rapport présentenciel positif, la juge a décidé d’entériner la suggestion commune, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Le 20 juin 2018, Jean-Philippe Girard était assis du côté passager de la voiture que conduisait sa copine de l’époque. À un certain moment, une automobiliste avait dépassé le couple, sur une route de Saint-Nazaire, en direction de Saint-Ambroise.

Les deux individus s’étaient ensuite mis à suivre de très près la victime.

Enragé, Jean-Philippe Girard avait alors sorti le haut de son corps par le toit ouvrant de la voiture. Il avait pris une carabine et s’était mis à tirer en direction du véhicule de la dame. Girard avait tiré huit coups de feu en direction de l’autre véhicule. La victime avait accéléré, mais le duo l’avait suivie. En plus de causer une peur bleue à la dame, ils avaient causé pour 4000 $ de dommages à la voiture. Jean-Philippe Girard faisait face à sept chefs d’accusation en lien avec cet événement. Heureusement, la femme n’avait pas été blessée physiquement.

L’homme de 26 ans, qui demeure maintenant à Québec, avait aussi plaidé coupable à des voies de fait causant des lésions. En octobre 2017, en état d’ébriété, il s’en était pris gratuitement à un client dans un bar, lui cassant le nez, une dent et brisant ses lunettes. Il avait aussi enregistré des plaidoyers de culpabilité pour avoir fourni une fausse identification à un policier et pour un bris de promesse.

En septembre dernier, le ministère public et Me Jean-François Têtu, en défense, avaient soumis une suggestion commune de 12 mois de détention en société, de trois années de probation et de diverses conditions à respecter pour tous les crimes commis par Girard.

Me Têtu avait laissé voir que l’individu avait réussi une thérapie fermée, qu’il avait repris ses études, changé son cercle d’amis et suivait régulièrement les rencontres des alcooliques et narcotiques anonymes. « Il s’est véritablement repris en main », avait mentionné le criminaliste.

À l’époque, la juge Guylaine Tremblay avait estimé cette suggestion trop clémente, s’accordant un temps de réflexion. Elle voulait aussi voir comment se comportait l’accusé, afin de savoir s’il s’était véritablement repris en main.

Finalement, vendredi, la suggestion commune des deux parties a été entérinée, notamment en raison d’un rapport prédécisionnel positif.

L’individu devra rester chez lui 24 heures sur 24 les quatre premiers mois de sa peine, de 21 h à 7 h les quatre mois suivants et de 23 h à 7 h les quatre derniers mois.