Justice: une année remplie d’anecdotes

Les salles d’audience des palais de justice demeurent l’endroit idéal pour en apprendre sur les faits et gestes un peu particuliers de certains individus. Des histoires bizarres, mais qui viennent chercher un sourire en coin chez les juges et avocats, notamment. Des fois, les histoires rendent les gens tristes.

Comme cette journée où l’épouse d’Adrien Simard s’est dirigée vers son mari pour le coller et l’embrasser une dernière fois avant qu’il ne prenne le chemin de la prison pour une période de six mois.

L’homme avait été condamné à la détention ferme après avoir été impliqué dans un accident de la route faisant des blessés alors qu’il se trouvait en état d’ébriété.

Les constables spéciaux s’apprêtaient à conduire l’homme vers le bloc cellulaire du Palais de justice de Chicoutimi, lorsque sa dame s’est levée et s’est approchée de lui. Les responsables de la sécurité ont bien voulu lui faire comprendre qu’elle ne pouvait faire ça, la dame n’a pas véritablement écouté la consigne.

« C’est la première fois en 60 ans de mariage que je ne dormirai pas à côté de lui. Vous n’allez pas m’empêcher de le coller et de lui donner un baiser avant qu’il ne parte », avait-elle indiqué.

La dame a pu s’approcher de l’homme de 85 ans en lui disant de faire attention à lui en prison.

Pizza à volonté

D’autre part, un couple a fait parler de lui pour les mauvaises raisons lorsqu’il s’est présenté dans un restaurant. Le duo voulait profiter de la promotion de la pizza à volonté, mais voulait l’emporter.

L’employé leur a dit que ça devait se consommer au restaurant. Une cliente a eu le malheur de passer un commentaire et elle a eu droit à un coup de sacoche en guise de réplique.

Avec un os à soupe

Par ailleurs, Jean-Roch Boivin a eu droit à un sursis de sentence pour avoir frappé le concierge de la Villa des Sables avec un os à soupe. La victime a subi une commotion cérébrale à la suite du coup.

L’homme de 80 ans n’appréciait pas que le concierge entre dans sa chambre pour y faire le ménage. L’octogénaire a dû quitter la villa et a dû se trouver une autre résidence.

De l’huile végétale

Un homme a aussi été accusé de voies de fait après avoir versé de l’huile végétale sur sa conjointe à la suite d’une dispute familiale. La femme s’est vengée en versant ce qui restait d’huile dans le coffre à outils de son conjoint.

Accroché à un camion

Et le 28 novembre dernier, un Mexicain demeurant à Alma a suscité l’incrédulité après avoir été suspendu à l’arrière d’un camion-remorque sur une centaine de kilomètres entre Saint-Bruno et la jonction de l’autoroute 175 et de la route 169 dans la Réserve faunique des Laurentides. Il voulait se rendre à Montréal. Il a été arrêté et devrait recevoir une contravention de 1000 $ pour son geste.

juge volée

Un autre élément tout aussi surprenant qu’improbable s’est produit au Palais de justice de Chicoutimi, lorsque Sabrina Desbiens (photo), une huissière-audiencière, a été surprise à voler dans la bourse d’une juge de la Cour supérieure du Québec. Le montant est d’environ 150 $. Celle qui occupait le poste depuis plus de 10 ans a été congédiée et accusée au criminel. Elle a plaidé coupable le 21 décembre et devrait connaître sa sentence en mars 2019.

Tristes réalités

Plus triste encore, un homme s’est retrouvé en prison pour 15 jours, lui qui avait été pris à voler de la nourriture afin de pouvoir enfin manger après quelques journées à n’avoir rien avalé. Il n’avait même pas les moyens d’aller à la Soupe populaire.

Ou encore cet autre individu qui a utilisé sa voiture, alors qu’il était en interdiction de conduire, pour aller chercher de la nourriture à la soupe populaire pour sa conjointe et son enfant. Il a été arrêté par les policiers et a perdu son permis de conduire pour une période prolongée.