Luc Hamel a plaidé coupable pour le meurtre de Sandra Fortin et a été condamné à la prison à perpétuité. Il sera admissible à une libération conditionnelle dans 20 ans.

Justice: la violence à l’avant-plan

L’année 2018 aura été fort occupée sur la scène judiciaire en matière de crimes avec violence extrême. Cinq affaires de meurtre et une histoire de prépuce percé ont notamment retenu l’attention.

À Coups de couteau

Le Chicoutimien Luc Hamel a plaidé coupable, en mai 2018, au meurtre au second degré de Sandra Fortin, survenu le 16 mars 2016, à Jonquière. Il a ainsi évité aux proches de la victime de revivre les moments difficiles de cette sordide soirée, où la femme a été assassinée à coups de couteau.

Hamel était parvenu à sortir le corps de la victime de sa résidence pour la placer dans le coffre de sa voiture jusqu’au domicile d’Hamel. C’est la fille de Sandra Fortin, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa mère, qui a communiqué avec les policiers pour les aiguiller vers Hamel.

Le 4 mai 2018, Hamel a été condamné automatiquement à la prison à perpétuité sans possibilité d’une libération conditionnelle avant 20 ans.

Karl-Emmanuel Villeneuve attend toujours une date pour son procès relativement au meurtre d’Alexandre Larouche, assassiné en juillet dernier.

Accusé de meurtre à 20 ans

Le 28 septembre, Karl-Emmanuel Villeneuve, un individu de 20 ans de Chicoutimi, a été accusé du meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche. Ce dernier a été assassiné dans une résidence de la rue Johanna, à Chicoutimi-Nord, d’une décharge d’un fusil, le 29 juillet. Mais son corps n’a été découvert que le 1er août.

Villeneuve a d’abord été déclaré inapte à comparaître, avant que les médecins ne le considèrent en mesure de faire face à la justice.

Autres cas d’homicide

D’autre part, le 22 juin, Alexandre Gendron a été reconnu coupable du meurtre au second degré de la Félicinoise Cheryl Bau-Tremblay. La victime était enceinte de cinq mois.

Elle n’arrivait plus à endurer que son conjoint consomme de l’alcool de manière abusive. La chicane a éclaté, et Gendron a assassiné sa conjointe. Il a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant 12 ans.

À Mashteuiatsh, Rodrigue Boivin est condamné à neuf années de détention pour un homicide involontaire. Il avait battu Evens Robertson. L’homme est décédé quelques jours plus tard.

La Cour d’appel du Québec a aussi réduit la sentence de Stacey-Sikourik Denis-Damée de six ans à deux ans de détention pour homicide involontaire. Elle a tué son père Alfred, qui avait passé sa vie à la battre. La Cour d’appel a précisé que le juge de première instance avait omis le lien entre les facteurs historiques, systémiques et la culpabilité morale de l’accusée. Celle-ci se trouvait dans une situation difficile.

Par ailleurs, Gérald Patoine est décédé en détention des suites d’une maladie incurable, le 26 janvier. Patoine avait enlevé la vie, en 2004, à Daniel Lemieux, en lui assénant 55 coups de couteau. Il avait ensuite étranglé jusqu’à la mort son ex-conjointe Karine Gaudreault. Il s’était présenté lui-même au Palais de justice pour rencontrer son avocat, Me Charles Cantin.

Et la Sûreté du Québec a relancé l’enquête sur le meurtre de Guylaine Potvin, assassinée le 28 avril 2000. Les policiers ont reçu de nouvelles informations.

Prépuce percé

Même s’il n’y a pas eu mort d’homme, certains individus n’y sont pas allés de main morte pour brutaliser leur victime.

Jonathan Ouellet a marqué l’imaginaire de bien des lecteurs après avoir écopé d’une sentence de neuf ans de pénitencier, en plus d’être déclaré délinquant à contrôler pour 10 ans, pour avoir percé le prépuce de sa victime.

Ouellet a utilisé un couteau de chasse pour passer à l’acte, parce que la victime avait osé coucher avec son ex-copine, que Ouellet avait pourtant quittée.

Quant à elle, Anne Pearson a été condamnée à quatre ans de pénitencier pour avoir tiré du pistolet au visage d’une femme qu’elle avait séquestrée dans une affaire de stupéfiants.

Finalement, le ressortissant français Mathieu Parente-Soares a été reconnu coupable d’avoir allumé un incendie criminel causant la mort et a été condamné à sept années de pénitencier. À sa sortie de détention, il sera retourné en France.