Charly Tremblay a comparu officiellement en justice sous le regard attentif de sa mère, qui se trouvait dans la salle d’audience.

Joueur des Gaillards gravement blessé

Le Jonquiérois Charly Tremblay a officiellement été accusé de voies de fait graves, de voies de fait armées et de voies de fait causant des lésions sur un joueur de football des Gaillards de Jonquière. L’enquête policière se poursuit et il est possible que de nouvelles accusations soient déposées contre l’individu.

Tremblay aurait dû comparaître mercredi après-midi, mais étant donné qu’il s’est présenté au Palais de justice de Chicoutimi uniquement vers 15 h 25, il n’a pas été en mesure de passer immédiatement devant le juge. L’individu de 20 ans a donc été amené au Quartier général du Service de police de Saguenay (SPS) où il a passé la nuit dans une cellule.

Jeudi matin, il s’est retrouvé devant la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec. Son passage aura été de courte durée.

Il a pris connaissance des accusations déposées contre lui et a vu Me Charles Cantin (qui représentaient son associé Me Julien Boulianne) reporter le dossier à vendredi matin pour l’enquête de remise en liberté.

« La preuve que nous avons pour le moment est retenue, car le dossier est toujours sous enquête. De nouvelles accusations pourraient être déposées contre M. Tremblay », a précisé Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Tremblay est accusé d’avoir défiguré un étudiant étranger à la suite d’une bagarre survenue dans un établissement hôtelier de Jonquière, le 26 août dernier.

La victime dans cette affaire aurait été prise au piège par Tremblay, son présumé complice Alec Leblond et un troisième individu toujours recherché, alors qu’elle cherchait un ami.

Les individus l’ont attendu et, à son arrivée au bar, il aurait reçu un coup de bouteille de bière brisée au visage.

Le porte-couleurs des Gaillards de Jonquière a subi une profonde lacération au visage et il pourrait perdre l’usage d’un œil puisque le nerf optique a été atteint. Le footballeur a dû passer de nombreuses heures sur la table d’opération.

Les deux présumés agresseurs n’ont pas le droit de communiquer entre eux.

Bagarre générale
Toute cette histoire a commencé le 25 août en soirée. Les joueurs de l’équipe de football collégial sont sortis sur la rue Saint-Dominique pour célébrer la fin du camp d’entraînement.

La victime de cette histoire voulait passer une soirée tranquille, surtout qu’elle est détentrice d’un visa de séjour au Canada. Elle n’aurait donc pas cherché le trouble afin de ne pas être expulsée du pays.

Lors de ladite soirée, un groupe d’individus, dont Tremblay et Leblond feraient partie, aurait cherché noise auprès des membres des Gaillards.

Une bagarre générale d’une trentaine de minutes aurait éclaté dans un secteur de la rue Saint-Dominique.

L’étudiant étranger aurait voulu éviter quoi que ce soit de malheureux, mais voyant l’un de ses coéquipiers se faire sérieusement malmener, il est intervenu pour que l’agresseur arrête l’altercation.

Après l’arrivée des policiers, le joueur de football aurait voulu s’excuser, mais les présumés belligérants ont refusé.

Tout semblait pourtant vouloir se tasser, jusqu’au lendemain.

Les jeunes du Cégep de Jonquière sont retournés en ville et le joueur de football a revu les agresseurs de la veille. Une nouvelle fois, il a voulu s’excuser des événements. Il a reçu une fin de non-recevoir.

Et vers la fin de soirée, alors que les footballeurs retournaient à la maison, ils se sont arrêtés dans un bar pour y retrouver un ami. C’est là que les trois individus les attendaient. L’attaque aurait été rapide et sauvage.

En plus de la principale victime, un autre joueur a été blessé légèrement. Malgré tout, la famille européenne de ce deuxième membre des Gaillards l’a immédiatement rapatrié à la maison à la suite de ces événements.

Les jeunes n’étaient en sol jonquiérois que depuis quelques jours.