Jocelyne Bouchard évite la prison après une fraude de 133 000$

Jocelyne Bouchard évite la détention ferme malgré le fait qu’elle ait détroussé un homme de 133 000 $ à la suite de 57 transactions frauduleuses.

La femme de 71 ans s’en sort avec une peine de deux années moins un jour de détention en société, à la suite d’une suggestion commune soumise à la juge Sonia Rouleau.

La cliente de Me Charles Cantin s’est procuré du matériel informatique, des meubles et du matériel électronique et a effectué deux virements bancaires de 25 000 $ chacun au cours de la période où elle a totalement floué la victime.

Selon les informations données au tribunal, l’homme volé se trouvait sous les verrous lorsqu’il a fait la connaissance de l’un des fils de Jocelyne Bouchard. 

L’individu a été convaincu de confier ses affaires personnelles à la septuagénaire le temps où il se trouvait à l’ombre.

Après avoir obtenu la confiance de la victime, Jocelyne Bouchard, de Jonquière, a pu s’emparer du portefeuille de l’homme.

Elle avait accès à sa carte de débit, ses chèques et sa carte de crédit.

Rapidement, elle s’est mise à réaliser divers achats sur le compte du prisonnier jusqu’au dépôt de la plainte en 2013.

La victime a écrit, dans une déclaration des victimes, que la dame ne pouvait plus rien lui voler, car il n’avait plus rien. Cet homme a tout perdu à la suite de cette mésaventure. Il dit craindre pour sa sécurité en raison du passé de la fraudeuse et de sa famille.

La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune, mais n’a pas caché une certaine surprise en apprenant que la fraudeuse aux nombreux antécédents judiciaires en semblable matière éviterait la détention ferme.

La juge a d’ailleurs fait valoir devant les procureurs Me Marianne Girard (Couronne) et Me Charles Cantin (défense) qu’elle venait de rendre une sentence de 12 mois de détention pour une femme ayant commis une fraude de 30 000 $ auprès de ses enfants et qui était sans antécédent judiciaire.

La sentence suggérée a été qualifiée de l’extrême limite du raisonnable par la juge Rouleau, qui aurait pu la renverser si elle l’avait vraiment trouvée déraisonnable.

Au moment de confirmer la sentence, la juge Rouleau a exigé que l’accusée fasse un remboursement de 3000 $ à la victime d’ici la fin de l’année. 

Si elle ne le fait pas, Jocelyne Bouchard pourrait alors voir sa liberté être révoquée. Le tribunal lui demande aussi de remettre une somme de 100 000 $ à l’homme floué, même si cette possibilité semble peu probable.

Jocelyne Bouchard n’est pas une inconnue de la justice. Elle a déjà reçu des peines de 8, 14 et 18 mois pour des fraudes et possession d’une arme prohibée.