Jeune homme battu violemment: les complices sous les verrous

Les Almatois Simon Durand (26 ans) et Samuel Simard (23 ans) ont comparu brièvement vendredi matin au Palais de justice de Chicoutimi pour faire face à une accusation de voies de fait graves à l’endroit d’un individu de 18 ans, enlevé et battu dans le rang Saint-Marc à Saint-Honoré, mardi dernier.

Ces deux individus auraient donc commis cet acte de violence en compagnie de leurs présumés complices Olivier Côté (21 ans), Cassandra Racine (20 ans) et Vicky Lavoie (23 ans).

La comparution s’est faite par voie téléphonique par le juge Michel Boissonneault. 

Il semble que le quintette aurait enlevé leur victime sur le bord de la route, qu’on lui aurait fait faire un tour de voiture et qu’on l’aurait battu sévèrement pour une histoire qui pourrait être reliée à la drogue.

Après avoir reçu une correction, l’individu a été laissé à nouveau sur le bord de la chaussée jusqu’au moment où les secours sont arrivés pour le conduire vers l’hôpital.

Les cinq individus demeurent sous les verrous jusqu’au mardi 12 février, date retenue pour leur enquête de remise en liberté.

«À ce stade-ci, il n’y a qu’une accusation portée contre les deux individus qui ont comparu ce matin et les trois autres complices. Mais ça ne signifie pas qu’il n’y en aura pas d’autres. Les gestes reprochés sont objectivement graves au sens du Code criminel canadien. La preuve n’est pas encore complète au moment où l’on se parle. Le chef le plus évident était les voies de fait graves», a mentionné Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La représentante de la Couronne s’est opposée à la remise en liberté des cinq individus concernés dans cette affaire étant donné que l’enquête est toujours en cours et qu’il n’a pas été possible d’établir tous les antécédents judiciaires, s’il y a lieu, des cinq accusés.

Me Inkel a aussi mentionné que la victime a subi des blessures importantes notamment au visage, ce qui explique l’accusation de voies de fait graves. 

Barre de fer

Cet acte de violence se serait donc déroulé dans la soirée du mardi 5 février. 

Les cinq complices auraient embarqué l’individu de 18 ans dans un véhicule et on l’aurait amené faire un tour. 

Mais à un certain moment donné, ils auraient sorti notamment une barre de fer afin de faire passer un très mauvais quart d’heure à leur victime.

 Les raisons de cette séquestration et altercation sont encore nébuleuses.

Il se pourrait que l’homme ait été battu pour une histoire de dette de drogue ou encore pour avoir dérobé quelque chose à l’un des cinq complices.

Les accusés ont ensuite ramené leur victime dans le rang Saint-Marc, à Saint-Honoré, et l’ont abandonné en bordure de route.

L’homme a été secouru et conduit au centre hospitalier de Chicoutimi où il a été soigné pour diverses blessures et fractures au visage. 

Il a obtenu son congé de l’hôpital et a pu faire une déposition aux policiers de la Sûreté du Québec.