Jérémie Perron est cité à procès pour une accusation d’agression sexuelle et une introduction par effraction qu’il aurait commise en juillet 2018.

Jérémie Perron est cité à procès

Sans aucune surprise, Jérémie Perron, un présumé agresseur sexuel de Jonquière, est cité à procès. Il a déjà opté pour un procès devant un juge seul.

L’individu de 26 ans a été cité sous tous les chefs, soit d’introduction par effraction, agression sexuelle et port d’un déguisement dans le cadre de la perpétration d’un crime.

Perron aurait agressé sexuellement une adolescente à Kénogami en juillet 2018. Le dossier reviendra au tribunal le 6 septembre pour prise de position.

Mercredi et jeudi, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entendu l’enquête préliminaire, qui a été placée sous ordonnance de non-publication et de non-identification de l’identité de la plaignante. Les médias ne peuvent donc parler du contenu de la preuve jusqu’à la tenue du procès.

Dans les jours après l’agression, le Service de police de Saguenay avait installé son poste de commandement à Kénogami afin de trouver le présumé auteur de l’agression.

Au moment de l’agression, le client de Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique, s’était exprimé en anglais. Cette situation avait fait en sorte de prolonger l’enquête policière.

Si l’agression s’est déroulée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2018, ce n’est qu’en décembre, cinq mois après le drame, que le suspect avait été appréhendé par les policiers du Service de police de Saguenay (SPS).

Au terme de l’enquête préliminaire, le magistrat a donc cité Perron à son procès. Il faut savoir que la défense ne contestait pas le fait d’être envoyé à procès.

Advenant qu’il soit reconnu coupable, Perron s’expose à la prison à perpétuité pour l’introduction par effraction, à 10 ans pour un crime commis avec un déguisement et à 10 ans pour l’agression sexuelle.

Incarcéré depuis décembre 2018, Perron a tenté de recouvrer sa liberté à la fin du mois de janvier, mais il a vu le juge Boudreault rejeter sa demande.