Des accusations reliées à l’incendie criminel de samedi sur l’avenue Robert-Jean, à Alma, pourraient s’ajouter.

«Je suis le diable et je le jure»

Keven Bélanger a comparu par voie téléphonique, lundi, au Palais de justice d’Alma, pour des accusations d’entrave au travail des agents de la paix et pour bris de probation. L’homme de 20 ans devra se soumettre à une évaluation sur son aptitude à comparaître au courant des prochaines journées. Des accusations reliées à l’incendie criminel de samedi sur l’avenue Robert-Jean, à Alma, pourraient s’ajouter.

La comparution s’est déroulée par voie téléphonique avec le juge Michel Boissonneault, de la Cour du Québec, puisqu’aucun juge n’était disponible, lundi, dans le district judiciaire d’Alma.

« Moi, je suis le diable et je le jure », a mentionné celui qui est détenu depuis samedi, lors de son entrée dans le tribunal. L’homme s’est montré agité tout au long de la comparution qui aura duré quelques minutes.

L’avocat de la défense, Me Xavier Jean-Gagnon, et la représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Marie Sirois, se sont opposés à sa remise en liberté.

Me Jean-Gagnon, du Bureau d’aide juridique d’Alma, a d’abord demandé une évaluation quant à la responsabilité criminelle de son client.

Pendant sa comparution, l’individu a affirmé se sentir jugé par le juge Michel Boissonneault et par l’avocate de la Couronne. Il a ensuite comparé la procureure à « l’avocat du diable ».

Le jeune homme de 20 ans a également tenu des propos faisant référence à des armes et à de la drogue, en plus de prononcer quelques mots en espagnol.

Devant ces propos, Me Sirois a plutôt demandé une évaluation quant à l’aptitude à comparaître de l’accusé.

L’individu a quitté le box des accusés en levant les mains dans les airs et en haussant le ton.

L’homme de 20 ans devrait être retour au Palais de justice d’Alma, mercredi.