Ivre à 7h du matin avec cinq fois la limite

Le Jonquiérois Luc Doiron était saoul pas à peu près, à 7h08 vendredi matin. Il a été arrêté par les policiers de Saguenay avec un taux d’alcool dans le sang de 0,390, pratiquement cinq fois la limite permise par la loi (0,08). Il n’avait pas le droit de conduire, étant donné qu’il avait été condamné pour une même infraction en juin dernier. Son taux était alors de 0,345.

Au moment de son arrestation, l’individu d’une quarantaine d’années se trouvait à proximité d’un dépanneur, où il avait acheté une caisse de 24.

Il a été accusé de conduite avec les facultés affaiblies, conduite avec un taux d’alcool dépassant la limite autorisée et conduite pendant une interdiction.

Cette histoire rocambolesque s’est déroulée vendredi matin dans les rues de Saguenay. Le client de Me Julien Boulianne a été intercepté par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay alors qu’il s’apprêtait à quitter un dépanneur du boulevard du Royaume. Il est entré en collision avec un présentoir du commerce.

« C’est un employé du dépanneur qui a communiqué avec nos services. Lorsque les policiers sont arrivés, l’homme s’apprêtait à reculer et à quitter les lieux », a expliqué le lieutenant Denis Harvey, de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

L’homme de 41 ans n’avait pas le droit de conduire en raison d’une interdiction prononcée en juin par le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec.

« C’est un record absolu (0,390). Je n’ai jamais vu ça auparavant. Et mon client n’était même pas dans un coma éthylique. Lors de son arrestation, il a demandé à appeler son avocat et il savait très bien mon nom », a révélé le criminaliste lors d’un entretien avec Le Progrès.

L’individu demeure incarcéré pour les prochains jours étant donné que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) s’est opposé à sa remise en liberté.

Doiron subira son enquête de remise en liberté le mardi 17 juillet et son avocat tentera de l’envoyer en thérapie.

Il faut savoir qu’un individu affichant un taux aussi élevé d’alcool dans le sang frôle le coma éthylique. Une telle situation peut parfois entraîner la mort.

3e fois
Luc Doiron n’en est donc pas à ses premiers passages au Palais de justice de Chicoutimi.

Il avait été condamné en 2004 pour une conduite avec les facultés affaiblies.

En mai 2018, il a été arrêté une seconde fois avec un taux d’alcool supérieur à la limite autorisée. Il avait affiché un taux de 0,345. Libéré sous promesse de comparaître, il s’était fait imposer la condition de ne pas consommer d’alcool en raison du taux enregistré.

Les policiers l’ont arrêté à cinq reprises entre mai et juin pour des bris de promesse. Il a réglé son dossier et a été condamné à une amende de plus de 1700 $ et à une interdiction de conduire.

C’était il y a moins d’un mois.

Cette fois, le client de Me Boulianne s’expose à une peine d’emprisonnement en raison de la conduite pendant interdiction et du fait qu’il en serait, s’il plaide coupable, à une deuxième conduite en état d’ébriété en un laps de temps très court.