Invasion de domicile: deux individus comparaissent

Les présumés complices Karianne Potvin-Roy et Steeve Ouellet ont comparu, mercredi matin, devant la juge Isabelle Boillat, au Palais de justice d’Alma, relativement à une affaire d’invasion de domicile survenue dans la nuit de dimanche à lundi à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Le duo arrêté mardi fait face à différentes accusations. L’homme de 33 ans, de Roberval, est accusé d’introduction par effraction avec intention d’y commettre un acte criminel alors que la femme de 29 ans, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, fait face à des accusations de méfait de plus de 5000 $. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé que d’autres chefs d’accusation s’ajouteront au cours des prochaines semaines. Me Annie-Claude Pedneault a toutefois refusé de s’avancer davantage sur les chefs en question.

L’accusé Steeve Ouellet, dont les intérêts sont représentés par Me Denis Otis, a été conduit devant la juge par deux agents de la Sûreté du Québec. Il a été en mesure de retrouver sa liberté moyennant l’engagement de respecter de nombreuses conditions. 

Questionnée quant à ce qui explique la remise en liberté d’une personne accusée d’un chef d’accusation sérieux tel qu’introduction par effraction, la procureure de la Couronne, Me Annie-Claude Pedneault, a mentionné qu’« avec les garanties qui sont fournies, nous sommes rassurés sur les conditions de remise en liberté ».

Karianne Potvin-Roy a, de son côté, comparu dans le box des accusés. Visiblement ébranlée lorsque le ministère public s’est opposé à sa remise en liberté, la femme s’est effondrée en larmes. Les mains au visage, elle sanglotait fortement pendant la durée de la comparution. Le dossier de celle qui est représentée par le stagiaire en droit Gabriel Beaudet, représentant de 

Me Jean-Pierre Lévesque, a été remis à quelques heures plus tard. 

L’accusée était toujours aussi émotive à la reprise de la comparution, en milieu d’après-midi. Aux termes de la lecture des conditions de remise en liberté, la juge Isabelle Boillat a d’ailleurs suspendu la comparution pendant quelques minutes, invoquant l’attitude de Karianne Potvin-Roy.

Faisant référence au fait qu’elle se soit écroulée pendant la lecture desdites conditions, la juge Boillat a affirmé clairement qu’elle ne voulait plus revivre ce genre de mise en scène. 

L’accusée a mentionné avant sa remise en liberté qu’elle « ne donnerait pas de misère à sa mère ». Ce que la juge a répété en lui rappelant que sa « mère a une caution pas juste monétaire, mais morale ».

Parmi les nombreuses conditions à respecter, les deux individus ne pourront notamment pas se retrouver dans le secteur de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, sauf pour circuler sur la route 169. Ils ne pourront donc pas s’y arrêter.

Rappelons que deux individus cagoulés se sont introduits, vers 1 h 30 dans la nuit de dimanche à lundi, dans une résidence du 3e Rang Ouest. Les malfaiteurs ont rapidement quitté les lieux alors que l’occupant de la résidence, âgé de 57 ans, a été légèrement blessé.

Les dossiers de Karianne Potvin-Roy et de Steeve Ouellet seront de retour en cour le 29 janvier. De nouveaux chefs d’accusation devraient s’ajouter aux dossiers.