Thommy Gagnon a eu son congé de l’hôpital. Blessé au bras par sa présumée victime, il est détenu à la prison de Roberval.

Introduction par effraction: plusieurs chefs d’accusation s’ajoutent

Thommy Gagnon, qui avait comparu de son lit d’hôpital après avoir été lacéré au bras par sa présumée victime, a été transféré à Roberval, où il restera détenu pour le moment. L’individu, impliqué dans une invasion de domicile et une agression armée perpétrées dans un logement de la rue William Ouest de Chicoutimi, samedi dernier, fait maintenant face à plusieurs chefs d’accusation, qui se sont ajoutées, jeudi.

L’homme de 37 ans a été arrêté lundi en compagnie d’Anne-Sophie Poitras-Tremblay, à la suite d’une agression commise le samedi précédent. Initialement, Thommy Gagnon était accusé de bris de condition seulement. Il était en effet sous le coup d’une probation pour des événements remontant au printemps dernier, alors qu’il avait été accusé de séquestration, menaces et voies de fait dans une autre histoire.

Anne-Sophie Poitras-Tremblay avait été arrêtée lundi. Elle serait impliquée dans une agression armée commise dans un logement de la rue William Ouest de Chicoutimi.

Jeudi matin, la Couronne a accusé Gagnon d’introduction par effraction, possession d’une arme à feu à autorisation restreinte chargée et d’utilisation d’une arme à feu pour la perpétration de voies de fait. Il est également accusé d’avoir comploté avec deux autres personnes, dont Anne-Sophie Poitras-Tremblay, pour se débarrasser de l’arme, entravant ainsi le cours de la justice.

Gagnon, un individu connu des policiers, a comparu devant le juge Paul Guimond, jeudi. Il a pu avoir son congé de l’hôpital, puis a été transféré au centre de détention. Il avait été blessé sérieusement par la présumée victime de l’introduction par effraction, un homme, qui avait utilisé un couteau pour se défendre.

Si Gagnon reste détenu en attendant son enquête sur remise en liberté, sa présumée complice, Anne-Sophie Poitras-Tremblay a pu recouvrer sa liberté en attente de procès. La jeune femme, elle aussi connue des autorités, fait face à un chef d’accusation de complicité après le fait d’une voie de fait armée. Elle aurait en effet comploté pour faire disparaître l’arme à feu. Notons que cette arme avait été rapportée volée en décembre 2018.

Poitras-Tremblay devra respecter plusieurs conditions pour rester libre, notamment ne pas entrer en contact avec plusieurs personnes impliquées dans le dossier.