Michaël Dallaire avait été arrêté le 10 décembre dernier, à Jonquière.

Intercepté avec une arme chargée, il plaide coupable

Après avoir passé les neuf derniers mois en détention, Michaël Dallaire a finalement reconnu que les policiers de Saguenay avaient trouvé une arme à feu chargée et des munitions dans son véhicule, de même que de nombreux stupéfiants. Il a plaidé coupable et a été envoyé en thérapie fermée pour une période de six mois.

L’homme de 35 ans a été arrêté le 10 décembre 2018, à Jonquière. Mardi, il a plaidé coupable à des bris de probation, à des possessions de cannabis, de cocaïne, de métamphétamine et de GHB, d’entrave au travail des policiers et de possession d’une arme à feu et de munitions.

En décembre dernier, des patrouilleurs du Service de police de Saguenay ont intercepté Dallaire, qui est bien connu des milieux policiers, alors qu’il était derrière le volant. Les agents ont alors aperçu des stupéfiants sur la banquette arrière et ont procédé à l’arrestation de Dallaire.

Une fois à l’extérieur du véhicule, le Jonquiérois les a avisés qu’une arme chargée se trouvait dans une veste.

Mardi, le client de Me Francis Boucher a confirmé ce qu’il avait annoncé la semaine dernière en Cour supérieure du Québec, soit qu’il renonçait à un procès devant juge et jury et qu’il demandait plutôt à ce que son dossier soit référé à la Cour du Québec pour y enregistrer des plaidoyers de culpabilité.

Lors de son passage au palais de justice devant la juge Guylaine Tremblay, de la Cour du Québec, Dallaire a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, a plaidé coupable de façon libre et volontaire, n’ayant reçu aucune promesse ni menace.

L’accusé a tenté de faire valoir que le DPCP lui avait fait la promesse de tenir compte de sa thérapie lors des représentations sur sentence, mais Me Mélanie Paré, du bureau de la Couronne, a tenu à préciser les choses.

« Nous n’avons fait aucune promesse. Mais nous allons respecter notre parole, à l’effet que nous acceptons de l’envoyer en thérapie fermée s’il plaide coupable. Si M. Dallaire réussit sa thérapie, nous allons en tenir compte. Mais s’il l’échoue, nous allons aussi en tenir compte », a mentionné Me Paré.

Dallaire sera transféré de Roberval vers Québec et ensuite vers Saint-Jérôme afin de se rendre au Centre Beauséjour de Sainte-Adèle, dans la région des Laurentides.

Il y sera pour une durée de six mois.

À son retour, les parties plaideront pour la peine à lui imposer. Le Code criminel canadien prévoyait une peine minimale de trois années de pénitencier pour la possession d’une arme à feu, mais cette disposition a été invalidée récemment.

Cela n’empêchera pas le ministère public de réclamer une peine de détention assez importante, notamment en raison des antécédents judiciaires de Michaël Dallaire.

L’accusé a donc l’équivalent de neuf mois de détention de purgé de manière préventive (équivalent de 13,5 mois) et la durée de sa thérapie pourrait aussi être calculée dans la détention préventive. Tout ce temps pourrait être déduit de la sentence globale.