C'est dans l'incendie de cette résidence qu'un homme de 93 ans a perdu la vie.

Incendie mortel à Alma: l'ex de la petite-fille accusé

Matthieu Parente-Soares, un ressortissant français, est accusé d'avoir allumé l'incendie de la rue Sacré-Coeur, à Alma, ayant causé la mort d'un homme de 93 ans, la semaine dernière. L'ex de la petite-fille de la victime (voir autre texte) demeure derrière les barreaux en attendant son enquête de remise en liberté.
L'homme de 29 ans a brièvement comparu, lundi matin, au Palais de justice d'Alma devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. 
Le citoyen de la rue Harvey s'expose à une peine de détention à perpétuité s'il est reconnu coupable d'incendie criminel mettant en danger la vie humaine ou qu'il l'a fait sans se soucier des conséquences de son acte.
D'autres accusations pourraient être déposées au cours des jours ou des semaines à venir.
« Pour l'instant, il y a un seul chef d'accusation porté à l'égard de M. Soares. Éventuellement, la preuve sera analysée et étudiée davantage. La preuve est volumineuse », a indiqué Me Marie Sirois, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) d'Alma.
« C'est un événement malheureux, qui a causé le décès d'un individu et ça mérite que le dossier soit parfaitement analysé avant de savoir s'il y aura d'autres accusations. Mais il pourrait y avoir de nouveaux chefs d'accusation. Mais je veux analyser le dossier auparavant », a ajouté la procureure de la Couronne.
Les faits pour lesquels est accusé Parente-Soarez remontent à mardi dernier. Un incendie s'était déclaré en pleine nuit dans une résidence de la rue Sacré-Coeur à Alma. Cinq personnes se trouvaient à l'intérieur. 
Quatre d'entre elles ont pu sortir à temps, mais un homme de 93 ans n'y est pas parvenu. 
Il a été extirpé des flammes, mais les manoeuvres de réanimation ont été vaines.
Le ressortissant français, qui n'a aucune parenté dans la région, se serait livré aux policiers de la Sûreté du Québec, poste d'Alma, vendredi. 
Il a comparu par voie téléphonique au courant de la fin de semaine.
Me Sirois s'est opposé à la remise en liberté de l'individu, qui ne semble pas posséder d'antécédents judiciaires. 
Me Xavier-Jean Gagnon, du bureau de l'Aide juridique d'Alma, défend les intérêts de l'accusé. Il n'a pas voulu émettre de commentaires aux médias, à sa sortie de la salle du tribunal.
Il faut dire qu'il n'a encore aucun élément de la preuve détenue par le ministère public. Il a appris en fin d'avant-midi seulement que son client était pour comparaître devant le magistrat.
« Je vais demander à ce que l'enquête de remise en liberté se tienne mercredi. J'aurai des témoins à faire entendre », a soutenu Me Gagnon.
Me Marie Sirois, de la Couronne
Une rupture douloureuse
L'homme accusé d'avoir allumé un incendie criminel et mortel, Matthieu Parente-Soares, se trouvait dans un état dépressif et venait à peine de rompre avec la petite-fille de la victime lors des événements. Il était dans la maison lorsque l'alarme a été déclenchée et a été réveillé par la propriétaire de la résidence.
Selon les informations colligées auprès de diverses sources, le ressortissant français était allé frapper à la porte de son ex-belle famille, le soir du drame.
« Le soir des événements, il était triste et dépressif. Comme il est originaire de la France et qu'il n'a personne véritablement près de lui, il s'est rendu à la maison de son ex-petite amie et a demandé si on pouvait l'aider pour la nuit », raconte une personne proche de la famille de la victime.
« La dame a accepté en disant qu'il était pour coucher dans la verrière et qu'elle verrouillerait la porte pour être certaine de ne pas avoir de problème. Elle est même allée vérifier à quelques occasions durant la nuit pour s'assurer que tout était correct », poursuit la source du Quotidien.
Vers 2 h 45 ou 3 h dans la nuit, un passant, qui n'avait pas l'habitude d'emprunter la rue Sacré-Coeur, a aperçu les flammes. Il est immédiatement allé cogner à la porte pour réveiller les occupants.
La dame de la maison est parvenue à faire sortir trois occupants et est même allée réveiller Parente-Soares, qui dormait profondément dans la verrière, là où les flammes auraient pris naissance.
Quant au nonagénaire, le père du propriétaire de la maison, il n'a pas été en mesure de quitter la maison à temps. Il semble que la porte de sa chambre était verrouillée, ce qui a compliqué la tâche. Des secouristes ont tenté de le secourir, mais en vain.