.Le service d’urbanisme de Saguenay a donné son accord pour que les locataires réintègrent la section avant du bâtiment.
.Le service d’urbanisme de Saguenay a donné son accord pour que les locataires réintègrent la section avant du bâtiment.

Incendie de la rue Perron: les locataires pourront revenir

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Certains sinistrés de la rue Perron, dans le secteur de Rivière-du-Moulin, à Chicoutimi, pourront retrouver leur logement bientôt. Le service d’urbanisme de Saguenay a donné son accord, jeudi, à condition que le propriétaire effectue quelques travaux mineurs. Et même sans l’accord officiel des autorités, certains d’entre eux ont dormi dans le bâtiment au cours des derniers jours.

À la suite de signalements des voisins, le service d’urbanisme, les policiers et les pompiers se sont déplacés sur les lieux pour évaluer l’état du bâtiment tandis que l’enquête pour connaître la cause du brasier est toujours en cours du côté des policiers.

Jeannot Allard, directeur des communications de Saguenay, confirme que des gens du voisinage ont communiqué avec les autorités pour les aviser que des personnes se trouvaient toujours dans la bâtisse. Selon lui, la partie arrière, qui est placardée, est effectivement inhabitable. Des consignes ont été données au propriétaire afin qu’il s’assure de bloquer l’accès, a dit M. Allard, confirmant qu’il s’agit du même propriétaire que le 734 Racine Est, dont l’avenir se trouve présentement devant le tribunal.

La section arrière du bâtiment n’est pas habitable, mais les locataires pourront réintégrer la partie avant, a confirmé Jeannot Allard, directeur des communications à la Ville de Saguenay.

Quant à la partie avant du bloc incendié de la rue Perron, M. Allard dit que les autorités n’ont vu personne à l’intérieur, mais il y avait tout de même des individus qui rôdaient dans les alentours lors de leur passage.

« Oui, il y a peut-être des gens encore. Il n’y a pas de dégât (dans la partie avant), à part un trou fait dans le plafond par les pompiers. Mais ça nous semble habitable », a-t-il dit.

Quelques heures plus tard, il a confirmé que les locataires pourraient réintégrer la partie avant du bloc appartement prochainement « moyennant quelques travaux ». Le propriétaire devra notamment rebrancher l’électricité et installer des détecteurs de fumée.

Martine Boucher, qui habite près du lieu de l’incendie, confirme avoir vu des locataires dormir sur place depuis que le feu a fait rage. Elle en a aussi vu d’autres personnes venir chercher des effets personnels, plus tôt semaine, après avoir été relocalisés par la Croix-Rouge.

« L’électricien est venu et il est sorti vite et même chose pour l’entrepreneur de la toiture. Ils ont tous les deux viré de bord assez vite », a-t-elle dit pour expliquer la section du bâtiment incendié.

Cette dernière a habité le secteur de 2012 à 2017 et tout se passait bien. Quand elle est revenue il y a deux mois, elle a vu toute une différence.

« Si les bruits et les cris duraient cinq ou 10 minutes, OK, mais c’est 24 heures sur 24. On ne sait jamais ce qui peut arriver avec des gens qui ne sont pas soignés, dit celle qui explique la situation par des problèmes de drogue et de santé mentale. On ne voit plus d’enfants jouer dans le quartier et les personnes âgées ont peur. »

Des affiches disant «non à la réintégration» des locataires ont été installées sur le bloc appartement.

Plusieurs signalements avaient été faits aux policiers et aux pompiers dans les semaines avant l’incendie, car les voisins craignaient qu'un feu ne se déclare.