Matthieu Parente-Soares est coupable d’homicide involontaire et d’incendie criminel.

Incendie criminel: Parente-Soares déclaré coupable d’homicide involontaire

Matthieu Parente-Soares a été déclaré coupable d’homicide involontaire et d’incendie criminel, samedi matin, au palais de justice d’Alma.

Le 13 juin 2017, Parente-Soares, qui est âgé de 30 ans, a allumé un feu dans la résidence de son ex-petite amie, sur la rue Sacré-Coeur à Alma. Cet incendie a causé la mort de Guy Tremblay, âgé de 93 ans. D’après le rapport d’autopsie, la victime est morte des suites de l’inhalation de fumée.

Selon l’avocat de Matthieu Parente-Soares, Me Louis Belliard, celui dont on vient de reconnaître la culpabilité a accueilli difficilement le verdict. « Il avait la larme à l’oeil. Il n’est pas heureux de ça. Il espérait », a affirmé Me Belliard en entrevue téléphonique.

Délibérations

Le jury avait commencé ses délibérations vendredi, vers le milieu de la journée. Il aura donc fallu un peu moins de 24 heures pour que les 11 jurés en arrivent à un verdict unanime.

Avant de déclarer Parente-Soares coupable, les jurés ont demandé de revoir son interrogatoire dans lequel il faisait ses aveux à la police. Dans ce document vidéo, il racontait avoir allumé une bûche avec un briquet, ce qui avait causé un incendie qui s’était propagé à la maison.

Pendant le procès, l’ex-conjointe de Parente-Soares, la petite-fille de la victime, a fait le récit d’une rupture difficile, qui a laissé l’individu déclaré coupable dans un état psychologique dépressif.

Plaidoiries sur la peine

Les représentations sur la peine de Parente-Soares ont eu lieu samedi après-midi. En défense, Me Louis Belliard, joint un peu avant les plaidoiries, pensait que ce crime devait recevoir une peine maximale de deux ans moins un jour. « Même si le crime est grave, il n’y a pas de turpitude morale, il n’y a pas de mauvais comportement. Il n’était pas drogué, il n’était pas tout croche. Il n’en voulait pas à la victime. C’est plus une question de détresse, de dépression », a-t-il résumé.

Du côté de la Couronne, Me Nicole Ouellet a demandé une peine beaucoup plus sévère de 10 à 12 ans d’emprisonnement. Il reviendra maintenant au juge Louis Dionne de la Cour supérieure de trancher.